Royal Rumble 2010: tout pour les stars

Posted in Spectacle, Sport avec des tags , on 4 février 2010 by Silvernights

Suite à une promotion sous d’autres cieux, la formule Pablecno de mes analyses catchesques va un peu changer. Après la dissection classique de PPV que je vous proposais jusqu’à maintenant, je vais m’orienter vers une description rapide du show suivie du développement d’un point précis qui me parait être la clé de la soirée.

Ainsi ce 23ème Royal Rumble de l’histoire et première étape de la route vers Wrestlemania XXVI apportait les premières réponses à de nombreuses questions. Une partie des storylines qui vont nous tenir en haleine les deux prochains mois ont vu leur naissance ici. Avant le Rumble à proprement parler, 5 matchs avaient lieu, tous pour des titres. Globalement ils furent plutôt bons, même si comme toujours avec la WWE on surfe de bonne surprise en déception.

Ainsi l’opening fut réussi avec un Christian toujours aussi énorme qui conserve le titre ECW contre le géant Ezekiel Jackson. Ce dernier a fait un très bon boulot, même si son adversaire du soir a un talent incroyable pour porter les matchs et mettre over ses partenaires in-ring, qu’il les batte ou perde. Vivement que le Canadien passe dans une brand supérieure pour avoir plus d’exposition. Le combat suivante non prévu à l’origine fut également correct, pour la ceinture US avec MVP qui défiait le Miz, ce dernier conservant également sa possession.

Dans la foulée, Sheamus garda également le titre WWE face à Randy Orton grâce à une disqualification bien mal venue due à Cody Rhodes. On est en plein dans les storylines dont je vous parlais plus haut, qui nous amèneront à Wrestlemania: l’opposition entre la vipère et ses deux futurs ex-lieutenants se profile. Suivit le match de diva très attendu après l’excellent build, rare pour des catcheuses, qu’on avait eu au préalable. Ce fut la désillusion complète d’un squash match de vingt secondes alors que les deux athlètes méritent tellement mieux. Heureusement la dernière opposition entre Rey Mysterio et le terrifiant Undertaker se révéla une réussite. Quand on voit le talent et l’apport dans le ring du petit Mexicain, je ne comprends pas qu’il soit si contesté. Il a éclairé le match de son talent face à un adversaire malheureusement très loin de ses meilleures années, laissant le dead man l’emporter au final.

En bref, quatre ceintures défendues avec succès et une qui change de porteuse de manière prévisible. Suivit le Rumble lui même qui n’apporta pas énormément de surprises. Dans cet affrontement qui voit 30 catcheurs entrer successivement dans le ring et se défier jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un (here we are, born to be kings…), l’information principale fut le retour d’Edge, dont on parlait cependant pour cette soirée depuis la date de sa blessure sept mois auparavant. Il ne peut s’agir réellement d’une surprise, même si la WWE a bien caché ce qui allait arriver. Ce match unique chaque année a vu CM Punk briller dans le premier tiers de sa durée, prenant le micro entre chaque élimination et mettant en valeur sa straight edge society. Shawn Michaels pour qui la victoire constituait le seul moyen d’obtenir une revanche contre l’Undertaker à Wrestlemania a également brillé comme à chaque évènement important, finissant dans les quatre derniers sur le ring et tenant vingt bonnes minutes avec l’élimination à la clé de cinq adversaires. John Cena fut le dernier éliminé malgré un bon Rumble et plus de vingt minutes lui aussi.

Lors du dernier PPV, TLC, les jeunes avaient été mis en valeur, avec deux titres capturés par les rookies que sont Drew McIntyre et Sheamus. Si ce dernier a conservé sa ceinture, c’est l’arbre qui cache la forêt, et ça l’a été dans des circonstances chanceuses où Orton est sorti grandi malgré la défaite. Dans tous les autres matchs et dans le Rumble lui même, les jeunes et les catcheurs émergents ont été sous-exposés au profit des superstars encore plus mises en avant. D’ailleurs CM Punk peut sans doute considérer ce show comme son entrée officielle dans le club des champions sur lesquels la WWE veut capitaliser. Triple H qui le sortit du ring brilla ensuite, éjecté à son tour par son compère de DX, Shawn Michaels. Ce dernier fut la star de la soirée, restant sur le ring à peine moins que John Cena et détenant le record d’adversaires sortis partagé avec Punk. Le Marine lui aussi fut mis en avant, ainsi que son bourreau du soir, le Canadien Edge et son retour gagnant.

En bref, en prévision de son show majeur en mars, la WWE capitalise sur ses stars, quitte à mettre un peu de côté ses rookies. Vraisemblablement cette stratégie est là pour contrer la nouvelle TNA, dirigée par Hulk Hogan depuis quelques mois et qui recrute à tour de bras des noms clinquantes (donc de nombreux ex-WWE). C’est surprenant dans le sens où la fédération de Vince McMahon a toujours investi sur la jeunesse avec succès par le passé, mais il semblerait que la WWE mette temporairement de côté ses habitudes pour taper un grand coup. Cette guerre entre fédérations qui ne semble qu’à ses débuts, est incontestablement la meilleur chose possible pour le spectateur. En effet ce dernier peut s’attendre à des trésors d’ingéniosité déployés de part et d’autre pour briller et éclipser la concurrence.

Au final un bon PPV à qui on peut cependant reprocher peu de surprises et un fonctionnement inhabituel et moins chaotique que les précédentes éditions. Tout cela annonce un No Way Out explosif dans trois semaines, suivi d’un Wrestlemania qui promet être grandiose.

Manuel de guerilla

Posted in Jeux Vidéo avec des tags , , on 18 janvier 2010 by 56e

Ou les 1001 usages des scouts à HoG

Après quelques jours ou semaines de jeu à Heroes of Gaia (voir le billet de présentation ici), il est probable que vous commencez à vous heurter aux autres joueurs. Que ce soit parce que leurs mines / châteaux / ressources vous intéressent, parce que vous voulez protéger un des vos camarades de guilde ou parce que vous vous ennuyez, le résultat est le même : vous voilà en guerre avec un autre joueur – que vous le vouliez ou non. Et là, que faire ? D’après ma courte expérience, peu de joueurs savent vraiment se battre sortis de l’arène – il est vraiment possible de faire de la vie d’un joueur un enfer.

Connaitre son ennemi

Chose préalable à toute (déclaration de) guerre : savoir où vous mettez les pieds. En l’absence de tools annexes disponibles pour ce jeu, il peut être difficile de cerner son adversaire. Néanmoins, vous n’êtes pas tout à fait dans le noir.

  • Le classement intégré au jeu (onglet Rank) fournit de nombreuses informations, notamment la taille totale de l’armée ennemie et le niveau (et équipement) de ses héros – rien ne sert d’avoir des troupes de qualité si vous ne pouvez pas en aligner suffisamment, veillez donc à ne pas engager le combat contre des troupes trop nombreuses.
  • L’espionnage direct est lui aussi une bonne source de renseignements. Un héros accompagné d’une centaine de scouts ainsi que la compétence scouting au minimum à 3 permettra dans la plupart des cas d’avoir un rapport complet sur une ville : niveau des bâtiments (ce qui permet de connaitre le niveau des troupes disponibles, ainsi que celui des battlements), ressources et éventuellement troupes en défense. N’oubliez pas d’aller voir les mines ennemies si elles ont un héros en garnison. Accessoirement, votre scout sera très rapide (de l’ordre de cinq fois plus que des T10), ce qui aura son importance plus tard.

  • Selon la réputation (fame) de votre adversaire, vous pouvez estimer son niveau de développement : il est possible (et conseillé) de sortir de la protection débutants avec des T4, tandis que les T8 sont accessibles dès 80k fame – en farmant dur, un voisin me les a même sorti à 30k fame, ne vous laissez pas surprendre.
  • Enfin, la seule manière de trouver les châteaux secondaires (subs) d’un ennemi si ceux-ci ne sont pas proches de sa capitale est de suivre un héros ennemi porteur d’une grande quantité de ressources : il s’agit probablement d’un transfert. Ne comptez pas trop si une erreur aussi grossière de la part d’un adversaire expérimente ceci-dit.

Maintenant que vous savez parfaitement à qui vous avez affaire, à vous d’adapter votre stratégie. Grosso modo, il y a deux alternatives : vous êtes supérieur à votre adversaire et dans ce cas tout va bien, vous pouvez piller sa capitale à intervalle régulier. A vous de voir si vous voulez lui laisser ses mines et / ou ses subs – si vous êtes vraiment en avance et si votre adversaire se connecte peu, vous avez intérêt à ne pas y toucher, le butin sera plus important. Dans le cas contraire, ne prenez pas de risques.

De l’art de l’esquive

Vient le cas où c’est vous la cible. Vous avez peut-être attaqué un membre d’une guilde du top 5, ou votre voisin a décidé que vous lui servirez de frigo. Serrez les dents, vous risquez de prendre cher. Il faut d’abord savoir que vous ne pouvez attaquer / être attaqué par un joueur que dans une fourchette de 1/5e de votre fame à 5 fois votre fame. Même si vous êtes en guerre contre le top 3 alliance, vous n’aurez pas 300 joueurs assoiffés de sang à vos portes. Sans compter ceux qui seront trop loin, qui n’en auront rien à faire, …

Cela fera quand même entre 5 et 10 joueurs sur votre dos. Ne leur faites pas de cadeau : inutile de défendre cette attaque de 2 millions de T10 avec vos pauvres 50k de troupes. Gardez le moins possible de ressources en stock. Appointez un castellan sans troupe pour défendre votre ville. Montez vos battlements dans tous vos châteaux – à 10 si vous ne vous connectez pas souvent / si vous ne faites pas partie d’une guilde, le plus haut possible sinon. Cela n’arrêtera pas une attaque déterminée ce qui laisse à penser que c’est un gâchis de ressources mais 1/ cela vous évitera de perdre votre subs face à 100 scouts et 2/ vu que vos battlements attaquent en premier lors d’une bataille, les pertes peuvent faire réfléchir votre adversaire. Attendez vous à perdre vos mines à proximité de votre capitale : reprenez les aussitôt avec vos scouts – votre adversaire se fatiguera sans doute avant vous de ce petit jeu, surtout s’il vient de loin. Et ne scindez JAMAIS votre armée en plusieurs morceaux…

Enfin, il existe deux types de blocus. Le premier est le siège : un héros adverse est à vos portes, et vous ne gagnez plus de ressources. Pas grand chose à faire si vous ne pouvez pas le vaincre, si ce n’est attendre que votre ennemi se lasse et rappelle ses troupes. L’autre cas est l’embuscade. Un héros est stationné en pleine nature et attend que vous passiez à proximité pour vous attaquer. S’il parait simple de se prémunir en regardant avec précaution la mini map du point de départ et du point d’arrivée, cela n’est pas toujours possible si par exemple un ennemi apparait alors que votre héros est de sortie. Dans ce cas, utilisez un appât. Envoyez à un écran de distance devant votre armée principale un héros accompagné de troupes faibles et dispensables (c’est-à-dire encore une fois vos bons vieux scouts). En cas de bataille, vous aurez au moins 20 secondes pendant lesquelles votre adversaire sera occupé – profitez en pour passer.

Voilà un rapide tour d’horizon des techniques de base de guerilla à HoG. Comme dans tous les jeux en temps réel, les faibles servent à nourrir les forts, et le fairplay n’est pas souvent de rigueur. Mais même si vous voilà sans mines, sans subs et si votre adversaire vous pille consciencieusement toutes les deux heures, prenez votre mal en patience : une guerre ne dure que 72h, et dans tous les cas la différence de fame entre vous deux finira bien par être trop grande pour qu’il vous attaque. Même les guildes ont autre chose à faire qu’à s’acharner sur votre cas (en tout cas tant que vous faites le dos rond et que vous n’insultez pas leurs mères) et un message courtois d’explication fera souvent des miracles. Un dernier conseil pour finir : ne restez pas seul dans votre coin, le jeu en guilde est quasiment obligatoire à haut niveau.

1984 : réponse à Silvernights

Posted in Littérature avec des tags , , on 7 janvier 2010 by 56e

Salut à toi ami co bloggueur. Tu me permettras de poster cette réponse à ton article ici, le format commentaire trouvant rapidement ses limites. Pendant que d’éventuels lecteurs iront voir la critique que tu as faite de 1984, je commencerais par quelques remarques liminaires. Contrairement à toi, ma lecture du roman d’Orwell remonte à plusieurs années (au lycée pour être précis) et je manque de temps pour le relire en ce moment – tu m’excuseras donc si je ne suis pas en mesure d’argumenter sur des détails très précis, même si je garde du livre plusieurs souvenirs assez forts. De même, j’étais à l’époque (je me soigne petit à petit) un très mauvais juge du style d’un écrivain, privilégiant les thèmes de fond à la forme. Heureusement, tes critiques ne portaient pas là-dessus.

Commençons donc par un peu de contexte en parlant de la guerre d’Espagne. En 1931 est proclamée la Seconde République espagnole, qui se révèle être une démocratie parmi les plus avancées d’Europe : séparation de l’Église et de l’État, école laïque, gratuite et obligatoire, régionalisation, réforme agraire, mariage civil et divorce, droit de vote des femmes, sécurité sociale… Pourtant elle se heurte à d’immenses difficultés. Après une tentative avortée, un coup d’état des militaires (appuyés par le Portugal de Salazar) plonge le pays dans la guerre civile. A gauche, les socialistes sont divisés et doivent aussi faire face aux tentatives de déstabilisation du PCE, le Parti Communiste Espagnol soutenu par l’URSS de Staline. Dans le reste de l’Europe les Républicains ont une image déplorable et sont traités comme de dangereux anarchistes. Seuls certains intellectuels comme Simone Weil en France ou Aldous Huxley en Grande Bretagne font part de leur soutien.

Orwell va trouver dans la Commune barcelonaise un gouvernement utopique qui correspond à ses rêves les plus fous. Après avoir servi dans l’armée coloniale britannique où il est dégouté par les méthodes des colonisateurs, il a passé plusieurs mois en compagnie des miséreux de Londres, où il développera sa sensibilité socialiste. Il se rend donc en Espagne où il s’engage dans les milices du Parti Ouvrier d’Unification Marxiste aux côtés des Républicains. Il va très vite déchanter : en 1937 le parti socialiste explose victime de ses dissensions internes et la propagande stalinienne se déchaîne pour faire interdire le POUM, le présentant à la solde du trotskisme et du fascisme – un comble !

Il sera repéré par le Komintern et devra fuir, craignant à juste titre pour sa vie. De retour à Londres, il découvre que les seules informations disponibles sur la guerre civile proviennent de la presse communiste… Il publie alors difficilement Hommage à la Catalogne pour tenter de rétablir la vérité. En vain, si ce n’est qu’Orwell se brouille avec la gauche britannique. Après la guerre, il continue son œuvre anti-totalitarisme en publiant La ferme aux animaux et 1984. Il sera jusqu’à sa mort un révolutionnaire convaincu, partisan d’États-Unis socialistes d’Europe. Il ira même jusqu’à prendre le parti des USA contre l’URSS, arguant du fait que les États-Unis étaient démocratiques à défaut d’être socialiste, alors que l’URSS n’était ni l’un ni l’autre.

Mais revenons à 1984. Au départ, Orwell voulait l’intituler 1948 (l’année pendant laquelle il fut écrit), mais l’éditeur refusa pour ne pas choquer les lecteurs. Toute une légende entoure le roman : son auteur était gravement atteint par la tuberculose et vivait retiré dans une île déserte en Écosse. Il aurait écrit son roman en cachette au stylo bille, ses médecins lui ayant confisqué sa machine à écrire. Il mourra un an plus tard. Le livre fut un succès critique et populaire dès le début de par sa portée philosophique. Sa portée politique posa quant à elle plus de problème, avec des critiques l’accusant d’insulter l’URSS et d’attiser la haine. L’éditeur américain voulut même supprimer certains passages, mais Orwell demeura inflexible.

Après ce long préambule nécessaire pour mieux appréhender le livre, il est temps de répondre à tes critiques, mon cher Silvernights. Tu te dis gêné par le côté simpliste et manichéen de 1984. Certes il l’est, mais ça n’enlève rien à la portée de son message. Par contre en quoi le mécanisme de réécriture de l’histoire te parait incohérent / facile ? Ce n’est pas comme si c’était une invention de l’auteur : voir le cas de la guerre d’Espagne plus haut, les photos de Staline et Trostsky qui ont été retouchées par le régime stalinien, ou plus récemment encore notre cher président qui était présent lors de la chute du mur de Berlin…

Les manipulations du gouvernement en place dans 1984 sonnent vrai elles aussi : que ce soit la guerre perpétuelle qui te semble si aberrante (rappelles toi qu’une dictature est toujours en guerre, ne serait-ce que contre la liberté) et la propagande qui va de pair, plusieurs experts de l’URSS stalinienne ont reconnu la justesse des mécanismes mis en œuvre. Je crois me souvenir d’une anecdote du livre, où la radio annonce la baisse du prix d’un produit, alors qu’en réalité il augmente… Tu me corrigeras si je me trompe. Et jusque dans la novlangue. Les neurosciences ont prouvées que l’apprentissage d’une langue avait une grande influence sur la mise en place des structures cognitives chez l’enfant. Je te renvoie à cette nouvelle d’Egan, LAMA, qui décrit un peu le même genre de cas.

J’expédie ton propos sur les télécrans. C’est vrai qu’avec l’échec de la vidéosurveillance en Grande Bretagne cela peut faire sourire. Pourtant plusieurs villes françaises sont en train d’investir lourdement dans ce domaine…Mais surtout, il faut y voir une mise en garde contre les dérives technologiques, un peu à l’image des Temps modernes de Chaplin. Il est plus que temps de conclure, avec ta critique sur le pessimisme d’Orwell. Outre que ni l’époque (la guerre froide) ni son expérience personnelle ne le poussait vers un optimisme béat, je pense que le ton est approprié pour ce livre qui reste en premier lieu une mise en garde. Aujourd’hui plus que jamais 1984 reste d’actualité.

1984: critique du sombre monde d’Orwell

Posted in Littérature avec des tags on 6 janvier 2010 by Silvernights

[La critique suivante contenant de nombreux spoilers sur l'histoire de 1984, si tu souhaite lire ce livre sans en connaitre certains secrets, je te recommandes vivement de clore cette fenêtre et d'y revenir quand tu auras fini l'œuvre d'Orwell]

Bien le bonjour ami lecteur, et bonne année 2010 à toi!

Parmi mes bonnes résolutions récentes, il y a eu « lire des classiques ». Avant d’attaquer Proust et Shakespeare, il me semblait que les références de la science-fiction seraient un bon tremplin. Parmi elles, 1984 de George Orwell se dégageait comme un « must read »,  je l’ai donc entamé avec beaucoup d’enthousiasme.

Malgré toute ma bonne volonté et les attentes raisonnablement positives (sans être excessives) que j’avais, je sors de ce récit terriblement déçu. Je n’ai pas pour ambition de dégouter qui que ce soit de cette œuvre, ni de prouver quoi que ce soit avec cette critique. Je réprouve en effet complètement l’attitude consistant à s’attaquer à une tête d’affiche pour se mettre en avant, tant il est facile de faire l’intéressant en prenant une référence (quel que soit le domaine) et en la démolissant avec plus ou moins de mauvaise foi. Je cherche avant tout à comprendre au travers d’une discussion qui je l’espère, suivra cet article, pourquoi 1984 plait autant, et si possible voir dans quelle mesure mes justifications sont recevables. Je ne m’interdis d’ailleurs nullement de changer d’avis si des arguments convaincants sont avancés.

Pour mémoire, l’histoire est assez simple: on y suit le parcours de Winston Smith, membre du Parti Extérieur (la couche moyenne de la société, située entre les 2% de privilégiés du Parti Intérieur et les 85% de prolétaires). Son monde est en guerre permanente et dominé par une dictature omnisciente, symbolisée par le concept de Big Brother. Des télécrans sont présents dans chaque maison, permettant la surveillance continue des individus et diffusant des émissions abrutissantes à une population en régression intellectuelle. La vie est dure pour tous, mais la dictature conserve le pouvoir grâce à des méthodes de contrôle des masses, de réécriture de l’histoire et surtout à la mise en place d’une langue qui ne permettrait plus la réflexion.

Après un premier tiers descriptif, le roman voit Winston entrer dans la résistance à tous niveaux: il aime Julia ce qui est prohibé, rejette tous les préceptes du Parti et va même jusqu’à s’engager dans ce qu’il pense être la Fraternité qui s’oppose à l’autorité. Le dernier tiers du livre voit la déchéance de Winston, capturé par la police et torturé jusqu’à renoncer à tous ses principes. A la fin, notre héros capitule totalement devant Big Brother.

Plusieurs choses m’ont affreusement déçu, à commencer par le message de fond. On est dans le plus sombre des pessimismes, les rares lueurs vers lesquelles se tourne notre héros ne se révèlent que des mirages et rien qui ne soit positif n’est amené à exister. J’aime assez les histoires qui finissent mal, mais la volonté totale d’annihiler tout espoir me semble excessive. J’apprécie la nuance, le gris est la couleur qui me plait le plus, un monde totalement noir me parait aussi niais que le monde merveilleux des bisounours.

Au delà de ce jugement, je trouve les incohérences ou facilités qui le justifient encore plus dérangeantes. Tout le mode de pensée est basé sur le novlangue, qui permet par sa structure de gérer les contradictions, mais qu’on ne peut pas comprendre sans le maitriser. Ainsi les concepts fondateurs du monde d’Orwell sont incompréhensibles de son propre aveu pour le lecteur. Question naïve: comment apprendre des concepts incompréhensibles qui se justifient eux même? Le travail du héros consiste à changer les archives pour justifier les décisions actuelles comme étant sans faille. Un des fils rouges est de savoir, si Winston avait une preuve de son activité, ce qu’il en ferait. Or ce procédé à la base du livre parait totalement incohérent étant donné que les journaux sont distribués et que n’importe qui peut conserver un exemplaire et réaliser les changements existantes. Je ne parle même pas de la mémoire qui semble ne pas exister. Et comment envisager rationnellement que chaque humain pusse être observé via les télécrans? Pourquoi personne ne prendrait les armes contre le système parmi ceux qui le composent, ou essaierait de le renverser à son profit?

Au niveau géopolitique global, l’équilibre mondial repose sur une guerre stable, que personne n’a d’intérêt à gagner. Cet état de fait n’a pas de sens, l’histoire a montré que quiconque peut gagner une guerre le fait, ou essaye de le faire. Les leaders politiques auraient l’ambition de détruire leur propre population, mais pas leurs adversaires. Comment trouver cela crédible? L’œuvre a été écrite en 1948 comme se passant en 1984, 36 ans sont trop courts pour rendre crédibles les changements qui sont présentés. Pour finir, les relations entre personnes sont basées sur la haine et la méfiance. L’amour n’existe plus, dans les familles les enfants dénoncent et causent jusqu’à la mort de leurs parents, les couples également. L’instinct maternel qui est une chose animale au plus profond des êtres n’existe plus. Winston ne se révolte jamais jusqu’à mettre sa vie en jeu: dans les pires moments, il baisse la tête et se tait. Au final, tous les constituants de l’homme sont bafoués: ses instincts sont inexistants, ses sentiments et pulsions niés que ce soit l’amour, l’ambition destructrice ou la rébellion. On ne se retrouve jamais dans les personnages de 1984. On a l’impression de photocopies floues et monochromes de l’être humain. De même l’immensité des territoires n’est jamais prise en compte: le monde  est dominé par 3 nations qui occupent des continents entiers (l’Océania s’étend sur 5 continents par exemple), les distances au pouvoir devraient nécessairement entrainer des nuances qu’on ne voit jamais exister.

Je n’ai jamais cru dans le monde mis en place par Orwell, et au final je n’ai même pas envie de faire l’effort pour y arriver. Certes on pourra me dire qu’on a une critique du communisme de l’époque, mais je rétorquerai que son manichéisme la dessert. Les fantasmes autour des écrans étaient monnaie courante et leur crainte a inspiré largement (Fahrenheit 451 par exemple). Mais si on peut critiquer ce qu’est devenu la télévision, l’idée de surveillance permanente à l’échelle du monde entier pose un problème de réalisme. Quitte à imaginer le monde comme un avion en pilotage automatique filant vers la catastrophe, je préfère largement la vision pessimiste de Frédéric Beigbeder dans 99F. En bref une énorme déception et un roman que je trouve honteusement surestimé, ni porteur de sens ni valeur d’exemple, la critique y étant trop caricaturale et monolithique.

La tactique de la terre brûlée

Posted in Jeux Vidéo avec des tags , , on 26 décembre 2009 by 56e
Pour les vieux dinosaures comme moi, la saga des Heroes of Might and Magic évoque les parties en hot seat à trois ou quatre à courser (ou à fuir) les héros ennemis et reprendre possession des mines d’or en douce. De bons moments donc pour ce mélange de STR et de RPG. Sacrifiant à la mode du moment, ce savoureux concept a été transposé en MMO : Heroes of Gaia.

Reprenons depuis le début. Heroes of Gaia est un jeu en flash, jouable via le navigateur sans client à installer et accessible en Free to Play avec un cash shop. Chaque joueur est aux commandes d’une ville qu’il doit développer et d’un héros à qui il confie ses troupes avant de l’envoyer parcourir la carte à la recherche de ressources, d’objets magiques et d’expérience. Si tout se passe bien, vous aurez accès à de nouvelles unités plus puissantes pour renforcer votre armée, tandis que vous recruterez d’autres héros pour piller la campagne environnante.

Pour ceux qui seraient intéressés, voici quelques conseils issus de ma courte expérience en tant qu’elfe, histoire de partir sur de bonnes bases :

  • les unités de tir (et toutes celles capables d’attaquer dès le premier tour, comme les volants) sont reines – il est donc judicieux d’optimiser son développement pour atteindre les premiers archers le plus tôt possible.
  • pour autant, ne négligez pas d’entraîner des troupes, quitte à avoir des centaines de troufions de base pour accompagner vos héros – essayez de remplir au moins le quota de votre héros principal.

Si vous suivez ces deux conseils, vous sortirez de la période de protection débutants aux commandes d’une armée suffisante pour récupérer les objets magiques correspondant au niveau de vos héros et le cas échéant, de vous défendre contre les autres joueurs.

  • parlant de la fin de la protection débutante, cela correspond à la possibilité d’avoir un deuxième château – attendez d’avoir dans les 250k – 300k de troupes avant de partir à l’assaut : les châteaux abandonnés ne sont pas inoccupés !
  • engagez un héros avec une forte intelligence (idéalement bleue), maxez cette caractéristique à chaque niveau obtenu et donnez lui les compétences et équipements qui vont bien : ce sera votre castellan, qui restera en permanence au château pour augmenter vos revenus – au début, il n’aura même pas besoin de troupes !
  • prenez le plus rapidement possible les mines auxquelles vous avez droit, celles qui sont inoccupées sont faiblement défendues – chez les elfes, les scieries sont à privilégier car les bâtiments et archers demandent de grandes quantités de bois.
Au final, Heroes of Gaia est un jeu qui mêle habilement différents genres. Les graphismes ne sont pas extraordinaires mais compte tenu des limitations techniques restent plus qu’honorables. Le rythme semble à première vue plutôt lent, avec des temps de construction de plusieurs heures, mais il s’avère rapidement qu’il y a toujours des ordres à donner, ce qui permet de contenter à la fois les casual et les hardcore gamers. En bref, une belle réussite.

Noces de coton

Posted in Officiel avec des tags , , on 18 décembre 2009 by 56e

Et oui, un an déjà ou un an enfin, selon le point de vue.

Ouvert le 18 décembre 2008 dans l’anonymat le plus complet, PaBlEcNo c’est aujourd’hui une soixantaine d’articles (soit 5 par mois au lieu des 8 initialement prévus) sur les loisirs les plus divers, avec une grosse dominance du tryptique sport – jeux vidéo – série TV. Le catch notamment est devenu le sujet le plus populaire et de loin, en attirant plus des deux tiers des lecteurs et avec 6 des 10 articles les plus vus. En août dernier, le compte-rendu du show Night of Champions aura affolé le compteur de visites et reste notre plus grand succès. Permettez moi donc de saluer l’excellent travail de Silvernights sur ces reviews de PPV (entre autres) – un peu d’auto-congratulation n’a jamais fait de mal à personne.

Au niveau du trafic, PaBlEcNo continue son bonhomme de chemin. Il attire grosso modo 60 visiteurs par jour, un nombre qui n’a cessé d’augmenter au cours de l’année. Il a reçu avec émotion ces premiers trackbacks, et évidemment ces premiers spams. Là où cela devient moins drôle, c’est que ces derniers sont quasiment aussi nombreux que les commentaires d’articles ! Ce blog a donc encore beaucoup d’efforts à faire pour toucher et faire réagir son public. Problème de cible ? De média ? De ton ? Sans doute tout cela à la fois, et cela fait partie des choses qu’il faudra travailler à l’avenir.

Mais trêve de bavardage. Prends donc une coupe de mousseux ami lecteur (oui, même pour trois personnes PaBlEcNo n’est pas capable de sortir le champagne), et viens fêter avec nous ce premier anniversaire. Attends non, je te tiens ton verre deux minutes, mon collègue m’a promis une démonstration de sweet chin music

Résultats TLC: place aux jeunes!

Posted in Spectacle, Sport avec des tags , on 16 décembre 2009 by Silvernights

Pour ce dernier PPV de l’année 2009, la WWE a fait tout un foin pour nous vendre son tout nouveau concept TLCTables, Ladders, Chairs – censé révolutionner le genre. Si on peut sourire devant l’exagération de la chose, force est de reconnaitre que la fédération de Stamford nous a proposé un spectacle d’un bon niveau agrémenté de quelques surprises de choix malgré un nombre impressionnant de botchs.

Ce show met en scène 7 combats, un chiffre légèrement plus bas que d’habitude, ce qui fait espérer des matchs longs, donc de qualité. De plus comme on y voit 6 titres en jeu et des oppositions équilibrées, l’attente est importante devant ce qui est une des plus belles cartes de l’année. Pour mémoire, ce PPV nous propose 1 main event à stipulation TLC (donc avec tables, échelles et chaises autorisées), mais aussi 3 duels avec une des portions de la stipulation globale: un étrange Chair match, un Table match et un Ladder match qui promet énormément. Les 3 derniers étant des confrontations traditionnels.

L’opening se doit d’être spectaculaire, et comme souvent le show va s’ouvrir avec l’opposition la plus prometteuse hors titres majeurs. C’est ainsi qu’on a d’entrée ce Ladder match qui met en jeu la ceinture ECW, cette dernière étant suspendue à 4 mètres au dessus du ring. Les 2 protagonistes sont des valeurs sures de la fédérations ayant fait leurs preuves avec les échelles: Christian, l’indéboulonnable tenant du titre (qui tient également toute la ECW sur ses épaules) contre Shelton Benjamin, surdoué du ring limité dans sa carrière à cause d’un mic skill défaillant et sans doute un peu de malchance. Ce match était celui que j’attendais le plus, tant l’opposition entre faces de ce niveau sort toujours de l’ordinaire, et je n’ai pas été déçu! Les deux athlètes ont tout donné pendant 18 minutes, on a vu un nombre de spots impressionnants et le suspense a été permanent. Si la blessure de Christian a haché un peu le combat au départ, son visage sanguinolent a rajouté à l’effet « match où on donne tout » et l’ultime frog splash fait office de bouquet final, permettant au champion d’aller décrocher la ceinture et conserver son titre! Quand un Christian exténué soulève le trophée sous les hourras de la foule, on sait que le PPV est lancé sur des bases énormes.

Le match suivant met le titre Intercontinental en jeu dans une confrontation plus traditionnelle et sans stipulation: le brillant John Morrison affronte un jeune challenger aux dents longues (et d’ailleurs toujours invaincu depuis plus de 3 mois), Drew McIntyre. Si le Shaman of Sexy est favori face au rookie, les indices des derniers Smackdown! laissaient penser que l’écossais l’emporterait. Et c’est ce qui arrive après un match de bonne tenue pour sa durée de 10 minutes. Malgré quelques botchs mal venus, on a des combinaisons inédites et une belle intensité, la surprise finale ponctuant le tout. Premier titre pour McIntyre qui semble promis à un bel avenir, et dont on attend avec impatience le développement de sa storyline.

Le combat qui suit oppose les deux divas principales de SD! Michelle McCool défend sa ceinture contre Mickie James, et malheureusement le duel est décevant. J’aime de moins en moins la heel blonde qui a clairement raté son match. Et son adversaire du jour, la bondissante face, n’a pas fait sa meilleure prestation malgré la motivation d’essuyer l’affront « Piggy James ». La fin très quelconque nous voit passer à la suite sans regret.

Suite qui voit s’affronter le Champ John Cena hyperfavori et l’impressionnant débutant Sheamus, qui a tout gagné depuis son arrivée à RAW il y a 48 jours (pardonnez du peu). Ainsi on a face à face et pour le titre majeur,  le champion WWE avec son palmarès étoffé, sa popularité extraordinaire et son statut de cadre, contre un catcheur que personne ne connaissait il y a encore 6 mois… et pourtant l’impossible arrive! Dans ce table match où la victoire s’obtient en projetant son adversaire à travers une table, les 2 catcheurs nous offrent une prestation correcte sans être exceptionnelle. La fin à la limite du botch voit Cena en position de superplex sur les cordes se jeter en arrière vers une table, pour simuler une projection de l’Irlandais. Lui même ne tient pas et chute, ratant une table de peu. La salle est médusée, le rookie l’emporte et devient le premier champion majeur non nord-américain depuis 1993 et Yokozuna! D’ailleurs dans sa réalisation douteuse, le finish soulève beaucoup de questions: est ce que Sheamus devait traverser une table lui aussi, pour faire un draw? Sa chute qui renverse une table est pour le moins suspecte. Mais au final, comme pour Drew (sacré destin croisé entre ces 2 espoirs originaires des îles britanniques), on attend de voir ce que va donner le débutant en haut de l’affiche. D’ailleurs on peut penser que contrairement à l’écossais, Sheamus ne va pas rester tenant bien longtemps, car le RAW qui arrive 24h après ce PPV a toutes les chances de voir la revanche remportée par le Marine.

Un choc en suit un autre, quand le second titre majeur est défendu. Ce duel pour le WHC oppose le tenant: l’Undertaker, à un adversaire heel de calibre: Batista. La stipulation de chair match parait plus gadget qu’autre chose et là encore, on a un combat solide sans être extraordinaire. On voit l’animal s’imposer et décrocher le titre après un lowblow quand l’arbitre ne peut pas voir l’action, permettant à Tista de placer un dernier coup de chaise et d’obtenir le compte de 3. Et pour la troisième fois de la soirée, l’improbable se produit: Teddy Long, manager de SD! coupe la célébration du nouveau champion et énonce que le match recommence. En 30 secondes le Dead Man boucle l’affaire et conserve son titre. Incrédulité totale: le champion face soutenu par le GM face vient de terrasser le challenger heel en trichant honteusement! Reste à savoir quelles seront les conséquences de cette action, mais ça promet des heures mouvementées à SD!

Curieusement l’avant dernier duel est un des moins attendus: sans titre en jeu, Randy Orton voit son intéressante rivalité contre Kofi Kingston continuer. Malgré quelques moves spectaculaire et un building solide, ce match reste correct sans plus. Bien que je ne soit pas fan de la vipère, je reconnais qu’il a tenu le combat à bout de bras, rattrapant entre autre le sunset flip botché du ghanéen et sa popularité naturelle faisant le reste. Ainsi c’est avec mérite qu’il remporte cette confrontation, qui semble prolonger la feud entre les deux hommes.

Le dernier combat est le seul qui soit un match par équipe, et quel match par équipe! Jerishow et D-Generation X s’opposent pour la première fois pour les titres. Alors que ces 2 équipes avaient été mises à mal lors des Survivor Series il y a 3 semaines, on les a revu monter en puissance, et elles arrivent motivées comme jamais pour TLC. DX parait booké pour gagner ce match, mais malgré le manque de suspense, les 4 catcheurs impliqués sont tellement doués qu’on attend une grosse performance! Et on n’est pas déçu: 22 minutes d’action et de rebondissements! De nombreuses échelles en miettes amènent plusieurs situations cocasses, comme le Big Show prenant Y2J sur ses épaules pour décrocher les ceintures, mais se mettant ainsi à la merci d’un sweet chin music de HBK. Jericho botch sa chute d’ailleurs, espérons qu’il ne se soit pas blessé. Le final voit HHH tenir une demi échelle pour que le Shawn grimpe décrocher les titres dans une salle qui lui est toute acquise! La revanche devrait voir DX conserver son gain du jour et Jerishow exploser, peut-être dès le RAW qui suit.

Au final on a un PPV solide au milieu, entouré d’un opening d’excellente qualité et d’un main event à la hauteur des attentes! Malgré un nombre de botchs impressionnants, qui ont pu peser lourd (le titre WWE devait-il changer de mains? Chris Jericho et Shelton Benjamin se sont-ils blessés? Le star ship pain raté de Morrison atténue-t-il la victoire de Drew?), on a eu du catch de bonne qualité. On observe que les finishers ne sont plus obligatoires pour gagner un match, ce qui est encourageant pour le suspense. De même le push de nouveaux catcheurs même pour les titres les plus prestigieux est plaisant, et ouvre la porte à de nombreuses possibilités innovantes. Ainsi les prochains shows seront attendus et passionnants, ce qui valide le succès du booking de TLC! A RAW on peut se demander comment va tourner l’histoire autour de la ceinture WWE, et si Sheamus va confirmer. Avec qui les DX vont-ils feuder? Quelle suite pour Randy et Kofi, car leur rivalité ne semble pas finie? A SD!, la question du WHC et de la place de Teddy Long est plus que jamais d’actualité. De même qu’un nouveau rôle à tenir pour Y2J, ou le devenir de la storyline des divas et celle pour l’IC. Enfin on espère revoir Shelton en lice pour le titre ECW.

Bref en cette fin d’année, et alors que le prochain PPV est dans 7 semaines, on a quand même l’impression que notre série préférée ne va pas faire relâche au niveau de l’intérêt. Dans cette période où la rivalité avec la TNA n’a jamais été aussi intense (avec un show majeur dans 1 semaine pour la fédération d’Orlando), ce TLC est une bonne chose, et les intérêts qu’il soulève une autre très importante! Et d’ici le Royal Rumble (un autre des PPV du big four!), on a de quoi s’occuper!

Résultats Survivor Series: de l’entertainment pur!

Posted in Spectacle, Sport avec des tags , on 29 novembre 2009 by Silvernights

Petit changement de ton et de forme pour cette review du dernier PPV de la WWE, après tout il est néfaste de prendre des habitudes et comme dit Pierre Reverdy (un poète français du XXème, bande d’incultes!): « Il faut prendre très tôt de bonnes habitudes, surtout celle de savoir changer souvent et facilement d’habitudes. »

Mais revenons à nos moutons musculeux: Survivor Series est un des 4 évènements principaux de la fédération de Vince McMahon, le second qui fut créé après Wrestlemania et juste avant Summerslam et le Royal Rumble. Si chaque PPV est un évènement en soi, ces 4 là sont la vitrine de la fédération et se doivent d’être encore plus réussis que tous les autres, Wrestlemania étant la vitrine absolue (mais on reviendra là dessus dans quelques mois). La thématique des Series? Des matchs 5 contre 5 dans lesquels le but est d’éliminer chaque membre de l’équipe adverse. Ce format original est propice à la mise en avant de catcheurs souvent jeunes, et au développement de rivalités à plusieurs niveaux. Ça donne également une forme rafraichissante de confrontations, qui varient avec ce qu’on a l’habitude de voir.

Ce millésime 2009 nous proposait 3 matchs « traditionnels » (un masculin pour chaque show, et un féminin qui regroupe les deux brands) ainsi que 2 alléchantes affiches pour les titres majeurs de la fédération, et un duel fratricide. A titre personnel je déplore la faible promotion autour de ces matchs pour un évènement aussi important, spécialement quand on re-situe le contexte. En effet la fédération concurrente, la TNA, surfe en ce moment sur une annonce tonitruante: le recrutement de Hulk Hogan (56 ans malgré tout…), et elle sort tout juste d’un PPV phénoménal (Turning Point) qui aura été à mes yeux le meilleur PPV de 2009 tous shows confondus.

Survivor Series commence de la meilleure façon: le match de Series opposant la team heel du Miz à l’équipe face de John Morrison. Excellente idée car il met aux prises plusieurs des athlètes les plus spectaculaires de la WWE et présente un angle idéal pour chauffer la salle et lancer le PPV. Les méchants surfant sur les succès ces temps-ci, la dream team composée par le Miz partait favorite. Elle l’a emporté de manière encore plus large que prévue (3 survivants ce qui est énorme) dans un match qui a été à la hauteur. Mention spéciale pour Shelton Benjamin chez les faces qui est tellement sous utilisé que c’en est déprimant, alors qu’il est fantastique in ring. Chez les heels, on voit survivre le capitaine accompagné des deux jeunes loups de chaque brand (chacun éliminant 2 adversaires!), Sheamus pour RAW et Drew McIntyre pour Smackdown! Comme on l’a vu dans les shows qui ont suivi, un push important attend ces 2 espoirs. Un bon point pour la WWE qui capitalise sur de jeunes lutteurs et rajeunit son produit.

La confrontation suivante oppose le fan des kids Rey Mysterio à l’ex-idole de ces derniers: le brutal Batista qui a effectué son heel turn lors de Bragging Rights et amorcé la feud qui amène à ce match. Les informations faisaient état d’une énième blessure du mexicain au genou nécessitant opération, et les shows pré-PPV avaient vu l’Animal se faire ridiculiser plusieurs fois. Il semblait évident que le petit bonhomme allait prendre une grosse dérouillée justifiant son absence des rings plusieurs mois, et c’est ce qui arriva.  Après avoir placé tout son arsenal de coup sans arriver à l’emporter, Rey s’est fait attraper par son ex-meilleur ami et détruire violemment (3 Batista bombs à la suite entre autre et un spinebuster sur une chaise après que la victoire ait été attribué au big man). A noter une pop importante et improbable des spectateurs pour le heel, car le public de son état natal limitrophe était nombreux dans les tribunes.

On enchaine avec le deuxième match Survivor Series opposant la team face du jeune et bondissant Kofi Kingston à celle du top heel Randy Orton. La vipère ayant subi plusieurs déconvenues contre son jeune adversaire et son statut étant ce qu’il est, je voyais une belle victoire des méchants qui remettrait les pendules à l’heure. Après un match moyen seulement éclairé par les moves du génial CM Punk et ceux du brillant Christian, on semble se diriger vers une victoire facile avec un 2 contre 1 (Punk et Randy contre Kofi). L’improbable arrive quand le spectaculaire Ghanéen élimine coup sur coup les 2 ex-champions du monde pour permettre à son équipe de l’emporter! Si le push de l’ex-jamaïcain fait plaisir, je trouve que le build de Randy est terrifiant. Encore champion il y a 3 semaines, le Legend Killer est en train de sombrer avec un booking qui le présente en crétin et loser fini. Si je n’aime pas le catcheur, je dois reconnaitre qu’il est dommage de le booker comme ça.

Vient le premier triple threat match pour un titre majeur, le WHC qui voit s’opposer au champion l’Undertaker deux membres d’une équipe habitués à combattre côté à côté: le Big Show et le fabuleux Chris Jericho. De manière prévisible, Jerishow s’allient au départ pour s’acharner sur le Dead Man et tenter de jouer le titre entre eux. L’équipe finit par se déchirer, permettant au Taker de l’emporter en plaçant son terrible Hell’s Gate pour contrer une tentative de  chokeslam du Big Show (ce dernier venant d’assommer Y2J avec son punch). Victoire relativement prévisible dans une confrontation correcte sans plus, qui a néanmoins permis de voir tout le talent de Jericho dans ces choses annexes qui rendent un match si passionnant. Comme ces regards terrorisés face aux 2 big men, cette mimique parodiant l’Undertaker avant de placer un tombstone ou encore ces attitudes suffisantes qui le font huer par la foule.

Avant le main event, on a droit au match des divas (la pause technique et recharge des bières diront certains…) qui permet aux faces de l’emporter avec Mickie James et Melina comme survivantes. Si je trouve que Beth Phoenix devrait être pushée clairement et que les matchs mettant aux prises Mickie James, Melina, Michelle McCool ou Alicia Fox méritent plus d’efforts, les divas ne cessent de me décevoir.

Heureusement le clou de la soirée à été à la hauteur: le triple threat match pour le titre WWE oppose 3 topfaces, une fois n’est pas coutume. Comme pour le WHC, le champion en titre John Cena affronte une équipe, D-Generation X. Et comme pour le WHC, l’équipe vole en éclat, la nuance étant que cela arrive dès les premières secondes, Shawn Michaels plaçant un Sweet Chin Music d’entrée sur Triple H. Le Marine en reste bouche bée autant que nous, et le match commence ainsi sur des basses tonitruantes.

Comme les 3 protagonistes sont parmi les catcheurs les plus populaires, la foule réagit énormément. Les finishers spectaculaires s’enchainent et le suspense est à son comble, avec de nombreux nearfall où on voit tour à tour chacun des catcheurs capables de l’emporter. On a par exemple un spinebuster d’Hunter sur son (ex?) coéquipier qui détruit la table des commentateurs et tous les signature moves de 3 icônes donnant plusieurs situations improbables pour finir sur un attitude adjustment du champion projetant HBK sur Triple H et permettant le compte de 3 sur Hunter. Quand la musique du Marine retentit après 21 minutes de grande intensité, on finit heureux d’avoir assisté à un tel PPV.

Au final une construction efficace et beaucoup de bonnes choses. L’opening était bon, la plupart des matchs plaisants et le main event superbement orchestré. On comprend pourquoi la WWE est le leader absolu au niveau du catch mondial: on peut leur reprocher tout ce qu’on veut, ils ont une maitrise totale du storytelling et savent exactement comment faire réagir la foule. Et si le produit qu’ils proposent n’est pas le plus technique, c’est sans conteste le plus distrayant, et de loin. Ce PPV soulève plusieurs questions pour la suite: comment les jeunes qui ont été mis en avant (Drew McIntyre, Sheamus, Kofi Kingston, le Miz) vont ils évoluer? Quels matchs pour les titres majeurs? Les perdants de la soirée sont ils condamné à errer dans la midcard? Les équipes qui se sont disputées vont elles se déchirer ou survivront elles aux Series? Autant d’interrogations légitimes qui une nouvelle fois sont un gage de qualité du travail des bookers. On a envie de savoir ce qui va se passer, et si on voit se dégager certaines pistes comme le match entre l’Undertaker et Batista pour le titre, beaucoup de choses restent à construire pour le prochain PPV. Un mot sur ce dernier, ça sera le premier opus d’un concept nouveau: un show entier consacré au TLC (Tables Ladders Chairs) et portant d’ailleurs ce nom (original…). La promo est suffisamment bien faite pour réveiller une curiosité légitime sur cette soirée qui va voir beaucoup de matériel cassé, espérons donc que les 3 semaines qui nous séparent de cet évènement verront un bon booking se mettre en place et des matchs alléchants nous être proposés. A dans 3 semaines…

Africa N°1

Posted in Musique avec des tags , , , on 18 novembre 2009 by gengiskan

Salut à toi lecteur de Pablecno. Histoire de sortir un peu de la routine, nous avons demandé à gengiskhan de nous faire découvrir un sujet de son choix. Dans sa grande gentillesse, il a accepté de nous parler des courants musicaux africains contemporains. Merci à lui, et qu’une pluie de pétales de roses tombent à jamais sur son front noble et sage…

Jazz, blues, soul, house, techno, musique hip-hop, salsa… Ces musiques modernes que nous entendons tous les jours ont des racines noires directes, plus ou moins profondes, nombreuses et ramifiées. En musique comme en peinture, en danse, en littérature, l’activité créatrice de l’Afrique et de sa diaspora a influencé et influence continuellement les artistes occidentaux.

Un phénomène  cyclique

La plongée dans la musique africaine des décennies passées et des musiques traditionnelles permet épisodiquement de mettre au jour des pépites largement méconnues. Aujourd’hui elle permet aux groupes de rock anglo-saxons de teinter leur musique d’exotisme comme l’Inde l’a permis quarante ans auparavant. Les récentes compilations de jazz, de musique congolaise des années 70, l’apparition récurrente de riffs de guitares africaines dans les chansons américaines témoignent de cet engouement grandissant mais pas nouveau.

Cependant, réduire la musique africaine de qualité à ces découvertes  occasionnelles serait occulter l’étonnante vitalité de la scène africaine, en particulier en ce qui concerne les musiques électroniques.

Internet et la mondialisation, nouvelles caisses de résonance des musiques africaines

Il n’est pas absurde de voir dans les échanges numériques et les réseaux d’expatriés des catalyseurs de ce mouvement. La simplicité d’utilisation et les volumes sans cesse grandissant de données échangées permettent aujourd’hui de trouver à peu près tout en restant assis derrière son ordinateur. Un logiciel de musique assistée par ordinateur, une connexion Internet, des CD-R de vos œuvres pour vos amis globe-trotters et vous voilà prêt à conquérir le monde.

Aujourd’hui même un groupe de musique traditionnelle comme Konono N°1 a sa page sur Myspace. Vraisemblablement tenue par le label belge du groupe (Crammed Disques), cette page ne fait pas moins office de vitrine pour ce groupe unique. Si les mélodies et les rythmiques n’auront rien d’exceptionnel pour un amateur averti, les sons électriques devraient attirer son attention. Amplifiés avec des bouts de ficelle et des mégaphones les instruments traditionnels de ces vétérans congolais produisent des sons électriques peu habituels qui sont allés exciter les oreilles de la grande prêtresse islandaise de la musique électronique, Björk, qui les a invités sur son album Volta.

Bien plus au sud, loin des vibrations organiques de la forêt congolaise, entre les bidonvilles et les immeubles de béton, on retrouve le kwaito, cette house dopée au hip-hop et à l’argot sud-africain qui se charge de faire remuer les fesses des occidentaux à l’instar du désormais fameux Township Funk de DJ Mujava découvert par la prestigieuse maison anglaise Warp.

Dernière onde électronique venue d’Afrique, le kuduro, a été importé d’Angola par les communautés africaines lusophones. Après un crochet évident par le Portugal, il agite depuis quelques mois le reste de l’Europe. Cette musique électronique populaire radicale et sa danse sont indissociables et semblent avoir comme meilleurs ambassadeurs les portugais de Buraka Som Sistema.

Vos papiers s’il-vous-plait

Derrière les cadors de la musique africaine (Salif Keita, Youssou N’Dour, Papa Wemba, …), une foule d’artistes populaires, produisant une musique plus franche et innovante, s’agite et l’écho de ses soubresauts commencent à nous parvenir.

Ces succès ainsi que l’apparente facilité d’accès à toute cette musique et l’intérêt de certaines maisons de disques européennes et américaines ne doivent cependant pas faire oublier les difficultés que rencontrent ces artistes pour diffuser leur musique en dehors des canaux traditionnels que représentent les différentes communautés africaines dans le monde. Il est aujourd’hui facile de diffuser des œuvres mais encore faut-il avoir accès à ces moyens de diffusion.

Passage nécessaire et essentiel, la scène permet à ces musiciens d’aller à la rencontre de leur public, africain comme européen. À l’image de Konono N°1 , c’est souvent par le live qu’ils ont commencé avant qu’un producteur éclairé ne presse leur musique sur des disques.

Malheureusement, leurs tournées sont parfois freinées pas les politiques migratoires (voire des problèmes de visa pour Konono N°1) et limitées par une faible couverture médiatique.  Malgré cela les musiques africaines innovantes arrivent à se frayer un chemin dans le brouhaha mondial et laisser parfois entendre quelques notes échappées des forêts congolaises ou des townships de Johannesburg.

Espérons cependant que cette bouillante scène musicale parvienne à s’exporter honorablement pour ne pas que l’on découvre dans vingt ans, au détour d’une compilation confidentielle, la musique africaine d’aujourd’hui.

WCG 09 : du spectacle mais peu de surprises

Posted in Jeux Vidéo avec des tags on 15 novembre 2009 by 56e

Cette nuit s’est achevés à Chengdu en Chine les World Cyber Games qui ont vu pendant cinq jours s’affronter l’élite mondiale en matière de jeux vidéo compétitifs. Crise oblige, cette édition 2009 avait revue ses ambitions à la baisse : moins de joueurs invités (environ 600 contre 800 l’année dernière), cérémonies moins ambitieuses, primes aux vainqueurs moins élevées ($14.000 au vainqueur cette année contre $19.000 en 2008 par exemple pour Warcraft 3), … Au final, l’évènement aura malgré tout rassemblé 78 pays pour 12 disciplines faisant la part belle aux jeux PC, et un total de $300.000 de récompenses.

Un aperçu de la cérémonie d'ouverture de ces WCG 09.

L’une des épreuves reines des WCG, les STR se déclinaient en deux disciplines, avec un tournoi de Warcraft 3 et un de StarCraft : Brood War. Dans le premier, déception pour notre ToD national qui s’incline en huitième, payant peut-être son manque d’entrainement. Cette édition marquera surtout la fin de l’ère Grubby / Sky : le second perd dès le match d’ouverture face à yAws et quitte la compétition dès les Round 16 tandis que le Néerlandais champion en titre s’incline en quart. Au terme d’une finale 100% chinoise, InFi s’impose logiquement 2-1 face à Fly100%, tandis que le Coréen Lyn complète le podium.

Dans la partie StarCraft, la Corée du Sud avait envoyé ses trois meilleurs progamers, Jaedong, Stork et Bisu et c’est sans surprise qu’ils s’octroient les trois premières places (dans cet ordre) après avoir survolé ce tournoi. La surprise vient de la quatrième place de Kolllsen, un jeune Allemand d’à peine quinze ans qui vole la vedette à l’Américain Ldra, le seul étranger à évoluer dans la scène progaming coréenne et considéré comme le meilleur non-Coréen. Les trois vainqueurs auront été sans pitié, démontrant s’il était besoin le fossé entre leur pays et le reste du monde à ce jeu.

Impossible cette année encore de rivaliser avec les joueurs professionnels de StarCraft...

Sentiments mitigés devant la performance des Français de Millenium dans le tournoi de Counter-Strike. Après une belle victoire face à Turmoil, la défaite en huitième de finale face aux Suèdois ultra-favoris de fnatic (qui ne finiront « que » deuxième) n’avait rien de honteux en soi, mais la correction fut vraiment sévère… En haut du classement, les Polonais d’AGAIN décrochent l’or au terme d’une finale acharnée et mTw (Danemark) obtient le bronze.

Le podium Counter-Strike : AGAIN en or, fnatic en argent et mTw en bronze.

A FIFA 09, les changements effectués en début d’année par la team allemande SK Gaming pour se consacrer aux titres solo s’avèrent payants, placant deux de ses trois joueurs sur les plus hautes marches du podium (Kr0ne battant hero 2-1). En tant que Français, difficile de ne pas regretter que le titre se jouait sur PC et non sur console, le champion du monde en titre, Spank, l’étant sur PS3…

Voilà pour les principaux résultats. La logique des précédentes éditions est respectée, avec des Allemands régnant sur FIFA, des Coréens intouchables à StarCraft et des Scandinaves toujours au top sur Counter-Strike. Les surprises de cete année viennent plus des disciplines en elles-même, avec pour la première fois un tournoi de RPG (Red Stone, un diablo-like populaire dans les pays asiatiques se présentant sous la forme de 4v4 en arène) et un beat them all (Dungeon & Fighter, en démonstration uniquement et présénté comme un MORPG). Rendez-vous donc pour l’édition 2010 qui aura lieu à Los Angeles, avec si possible une meilleure couverture online. Et si cette épreuve insipide de Guitar Hero pouvait être remplacée par du Dance Dance Revolution, ce serait parfait.