Résultats Survivor Series: de l’entertainment pur!

Posted in Spectacle, Sport avec des tags , on 29 novembre 2009 by Silvernights

Petit changement de ton et de forme pour cette review du dernier PPV de la WWE, après tout il est néfaste de prendre des habitudes et comme dit Pierre Reverdy (un poète français du XXème, bande d’incultes!): “Il faut prendre très tôt de bonnes habitudes, surtout celle de savoir changer souvent et facilement d’habitudes.”

Mais revenons à nos moutons musculeux: Survivor Series est un des 4 évènements principaux de la fédération de Vince McMahon, le second qui fut créé après Wrestlemania et juste avant Summerslam et le Royal Rumble. Si chaque PPV est un évènement en soi, ces 4 là sont la vitrine de la fédération et se doivent d’être encore plus réussis que tous les autres, Wrestlemania étant la vitrine absolue (mais on reviendra là dessus dans quelques mois). La thématique des Series? Des matchs 5 contre 5 dans lesquels le but est d’éliminer chaque membre de l’équipe adverse. Ce format original est propice à la mise en avant de catcheurs souvent jeunes, et au développement de rivalités à plusieurs niveaux. Ça donne également une forme rafraichissante de confrontations, qui varient avec ce qu’on a l’habitude de voir.

Ce millésime 2009 nous proposait 3 matchs “traditionnels” (un masculin pour chaque show, et un féminin qui regroupe les deux brands) ainsi que 2 alléchantes affiches pour les titres majeurs de la fédération, et un duel fratricide. A titre personnel je déplore la faible promotion autour de ces matchs pour un évènement aussi important, spécialement quand on re-situe le contexte. En effet la fédération concurrente, la TNA, surfe en ce moment sur une annonce tonitruante: le recrutement de Hulk Hogan (56 ans malgré tout…), et elle sort tout juste d’un PPV phénoménal (Turning Point) qui aura été à mes yeux le meilleur PPV de 2009 tous shows confondus.

Survivor Series commence de la meilleure façon: le match de Series opposant la team heel du Miz à l’équipe face de John Morrison. Excellente idée car il met aux prises plusieurs des athlètes les plus spectaculaires de la WWE et présente un angle idéal pour chauffer la salle et lancer le PPV. Les méchants surfant sur les succès ces temps-ci, la dream team composée par le Miz partait favorite. Elle l’a emporté de manière encore plus large que prévue (3 survivants ce qui est énorme) dans un match qui a été à la hauteur. Mention spéciale pour Shelton Benjamin chez les faces qui est tellement sous utilisé que c’en est déprimant, alors qu’il est fantastique in ring. Chez les heels, on voit survivre le capitaine accompagné des deux jeunes loups de chaque brand (chacun éliminant 2 adversaires!), Sheamus pour RAW et Drew McIntyre pour Smackdown! Comme on l’a vu dans les shows qui ont suivi, un push important attend ces 2 espoirs. Un bon point pour la WWE qui capitalise sur de jeunes lutteurs et rajeunit son produit.

La confrontation suivante oppose le fan des kids Rey Mysterio à l’ex-idole de ces derniers: le brutal Batista qui a effectué son heel turn lors de Bragging Rights et amorcé la feud qui amène à ce match. Les informations faisaient état d’une énième blessure du mexicain au genou nécessitant opération, et les shows pré-PPV avaient vu l’Animal se faire ridiculiser plusieurs fois. Il semblait évident que le petit bonhomme allait prendre une grosse dérouillée justifiant son absence des rings plusieurs mois, et c’est ce qui arriva.  Après avoir placé tout son arsenal de coup sans arriver à l’emporter, Rey s’est fait attraper par son ex-meilleur ami et détruire violemment (3 Batista bombs à la suite entre autre et un spinebuster sur une chaise après que la victoire ait été attribué au big man). A noter une pop importante et improbable des spectateurs pour le heel, car le public de son état natal limitrophe était nombreux dans les tribunes.

On enchaine avec le deuxième match Survivor Series opposant la team face du jeune et bondissant Kofi Kingston à celle du top heel Randy Orton. La vipère ayant subi plusieurs déconvenues contre son jeune adversaire et son statut étant ce qu’il est, je voyais une belle victoire des méchants qui remettrait les pendules à l’heure. Après un match moyen seulement éclairé par les moves du génial CM Punk et ceux du brillant Christian, on semble se diriger vers une victoire facile avec un 2 contre 1 (Punk et Randy contre Kofi). L’improbable arrive quand le spectaculaire Ghanéen élimine coup sur coup les 2 ex-champions du monde pour permettre à son équipe de l’emporter! Si le push de l’ex-jamaïcain fait plaisir, je trouve que le build de Randy est terrifiant. Encore champion il y a 3 semaines, le Legend Killer est en train de sombrer avec un booking qui le présente en crétin et loser fini. Si je n’aime pas le catcheur, je dois reconnaitre qu’il est dommage de le booker comme ça.

Vient le premier triple threat match pour un titre majeur, le WHC qui voit s’opposer au champion l’Undertaker deux membres d’une équipe habitués à combattre côté à côté: le Big Show et le fabuleux Chris Jericho. De manière prévisible, Jerishow s’allient au départ pour s’acharner sur le Dead Man et tenter de jouer le titre entre eux. L’équipe finit par se déchirer, permettant au Taker de l’emporter en plaçant son terrible Hell’s Gate pour contrer une tentative de  chokeslam du Big Show (ce dernier venant d’assommer Y2J avec son punch). Victoire relativement prévisible dans une confrontation correcte sans plus, qui a néanmoins permis de voir tout le talent de Jericho dans ces choses annexes qui rendent un match si passionnant. Comme ces regards terrorisés face aux 2 big men, cette mimique parodiant l’Undertaker avant de placer un tombstone ou encore ces attitudes suffisantes qui le font huer par la foule.

Avant le main event, on a droit au match des divas (la pause technique et recharge des bières diront certains…) qui permet aux faces de l’emporter avec Mickie James et Melina comme survivantes. Si je trouve que Beth Phoenix devrait être pushée clairement et que les matchs mettant aux prises Mickie James, Melina, Michelle McCool ou Alicia Fox méritent plus d’efforts, les divas ne cessent de me décevoir.

Heureusement le clou de la soirée à été à la hauteur: le triple threat match pour le titre WWE oppose 3 topfaces, une fois n’est pas coutume. Comme pour le WHC, le champion en titre John Cena affronte une équipe, D-Generation X. Et comme pour le WHC, l’équipe vole en éclat, la nuance étant que cela arrive dès les premières secondes, Shawn Michaels plaçant un Sweet Chin Music d’entrée sur Triple H. Le Marine en reste bouche bée autant que nous, et le match commence ainsi sur des basses tonitruantes.

Comme les 3 protagonistes sont parmi les catcheurs les plus populaires, la foule réagit énormément. Les finishers spectaculaires s’enchainent et le suspense est à son comble, avec de nombreux nearfall où on voit tour à tour chacun des catcheurs capables de l’emporter. On a par exemple un spinebuster d’Hunter sur son (ex?) coéquipier qui détruit la table des commentateurs et tous les signature moves de 3 icônes donnant plusieurs situations improbables pour finir sur un attitude adjustment du champion projetant HBK sur Triple H et permettant le compte de 3 sur Hunter. Quand la musique du Marine retentit après 21 minutes de grande intensité, on finit heureux d’avoir assisté à un tel PPV.

Au final une construction efficace et beaucoup de bonnes choses. L’opening était bon, la plupart des matchs plaisants et le main event superbement orchestré. On comprend pourquoi la WWE est le leader absolu au niveau du catch mondial: on peut leur reprocher tout ce qu’on veut, ils ont une maitrise totale du storytelling et savent exactement comment faire réagir la foule. Et si le produit qu’ils proposent n’est pas le plus technique, c’est sans conteste le plus distrayant, et de loin. Ce PPV soulève plusieurs questions pour la suite: comment les jeunes qui ont été mis en avant (Drew McIntyre, Sheamus, Kofi Kingston, le Miz) vont ils évoluer? Quels matchs pour les titres majeurs? Les perdants de la soirée sont ils condamné à errer dans la midcard? Les équipes qui se sont disputées vont elles se déchirer ou survivront elles aux Series? Autant d’interrogations légitimes qui une nouvelle fois sont un gage de qualité du travail des bookers. On a envie de savoir ce qui va se passer, et si on voit se dégager certaines pistes comme le match entre l’Undertaker et Batista pour le titre, beaucoup de choses restent à construire pour le prochain PPV. Un mot sur ce dernier, ça sera le premier opus d’un concept nouveau: un show entier consacré au TLC (Tables Ladders Chairs) et portant d’ailleurs ce nom (original…). La promo est suffisamment bien faite pour réveiller une curiosité légitime sur cette soirée qui va voir beaucoup de matériel cassé, espérons donc que les 3 semaines qui nous séparent de cet évènement verront un bon booking se mettre en place et des matchs alléchants nous être proposés. A dans 3 semaines…

Africa N°1

Posted in Musique avec des tags , , , on 18 novembre 2009 by gengiskan

Salut à toi lecteur de Pablecno. Histoire de sortir un peu de la routine, nous avons demandé à gengiskhan de nous faire découvrir un sujet de son choix. Dans sa grande gentillesse, il a accepté de nous parler des courants musicaux africains contemporains. Merci à lui, et qu’une pluie de pétales de roses tombent à jamais sur son front noble et sage…

Jazz, blues, soul, house, techno, musique hip-hop, salsa… Ces musiques modernes que nous entendons tous les jours ont des racines noires directes, plus ou moins profondes, nombreuses et ramifiées. En musique comme en peinture, en danse, en littérature, l’activité créatrice de l’Afrique et de sa diaspora a influencé et influence continuellement les artistes occidentaux.

Un phénomène  cyclique

La plongée dans la musique africaine des décennies passées et des musiques traditionnelles permet épisodiquement de mettre au jour des pépites largement méconnues. Aujourd’hui elle permet aux groupes de rock anglo-saxons de teinter leur musique d’exotisme comme l’Inde l’a permis quarante ans auparavant. Les récentes compilations de jazz, de musique congolaise des années 70, l’apparition récurrente de riffs de guitares africaines dans les chansons américaines témoignent de cet engouement grandissant mais pas nouveau.

Cependant, réduire la musique africaine de qualité à ces découvertes  occasionnelles serait occulter l’étonnante vitalité de la scène africaine, en particulier en ce qui concerne les musiques électroniques.

Internet et la mondialisation, nouvelles caisses de résonance des musiques africaines

Il n’est pas absurde de voir dans les échanges numériques et les réseaux d’expatriés des catalyseurs de ce mouvement. La simplicité d’utilisation et les volumes sans cesse grandissant de données échangées permettent aujourd’hui de trouver à peu près tout en restant assis derrière son ordinateur. Un logiciel de musique assistée par ordinateur, une connexion Internet, des CD-R de vos œuvres pour vos amis globe-trotters et vous voilà prêt à conquérir le monde.

Aujourd’hui même un groupe de musique traditionnelle comme Konono N°1 a sa page sur Myspace. Vraisemblablement tenue par le label belge du groupe (Crammed Disques), cette page ne fait pas moins office de vitrine pour ce groupe unique. Si les mélodies et les rythmiques n’auront rien d’exceptionnel pour un amateur averti, les sons électriques devraient attirer son attention. Amplifiés avec des bouts de ficelle et des mégaphones les instruments traditionnels de ces vétérans congolais produisent des sons électriques peu habituels qui sont allés exciter les oreilles de la grande prêtresse islandaise de la musique électronique, Björk, qui les a invités sur son album Volta.

Bien plus au sud, loin des vibrations organiques de la forêt congolaise, entre les bidonvilles et les immeubles de béton, on retrouve le kwaito, cette house dopée au hip-hop et à l’argot sud-africain qui se charge de faire remuer les fesses des occidentaux à l’instar du désormais fameux Township Funk de DJ Mujava découvert par la prestigieuse maison anglaise Warp.

Dernière onde électronique venue d’Afrique, le kuduro, a été importé d’Angola par les communautés africaines lusophones. Après un crochet évident par le Portugal, il agite depuis quelques mois le reste de l’Europe. Cette musique électronique populaire radicale et sa danse sont indissociables et semblent avoir comme meilleurs ambassadeurs les portugais de Buraka Som Sistema.

Vos papiers s’il-vous-plait

Derrière les cadors de la musique africaine (Salif Keita, Youssou N’Dour, Papa Wemba, …), une foule d’artistes populaires, produisant une musique plus franche et innovante, s’agite et l’écho de ses soubresauts commencent à nous parvenir.

Ces succès ainsi que l’apparente facilité d’accès à toute cette musique et l’intérêt de certaines maisons de disques européennes et américaines ne doivent cependant pas faire oublier les difficultés que rencontrent ces artistes pour diffuser leur musique en dehors des canaux traditionnels que représentent les différentes communautés africaines dans le monde. Il est aujourd’hui facile de diffuser des œuvres mais encore faut-il avoir accès à ces moyens de diffusion.

Passage nécessaire et essentiel, la scène permet à ces musiciens d’aller à la rencontre de leur public, africain comme européen. À l’image de Konono N°1 , c’est souvent par le live qu’ils ont commencé avant qu’un producteur éclairé ne presse leur musique sur des disques.

Malheureusement, leurs tournées sont parfois freinées pas les politiques migratoires (voire des problèmes de visa pour Konono N°1) et limitées par une faible couverture médiatique.  Malgré cela les musiques africaines innovantes arrivent à se frayer un chemin dans le brouhaha mondial et laisser parfois entendre quelques notes échappées des forêts congolaises ou des townships de Johannesburg.

Espérons cependant que cette bouillante scène musicale parvienne à s’exporter honorablement pour ne pas que l’on découvre dans vingt ans, au détour d’une compilation confidentielle, la musique africaine d’aujourd’hui.

WCG 09 : du spectacle mais peu de surprises

Posted in Jeux Vidéo avec des tags on 15 novembre 2009 by 56e

Cette nuit s’est achevés à Chengdu en Chine les World Cyber Games qui ont vu pendant cinq jours s’affronter l’élite mondiale en matière de jeux vidéo compétitifs. Crise oblige, cette édition 2009 avait revue ses ambitions à la baisse : moins de joueurs invités (environ 600 contre 800 l’année dernière), cérémonies moins ambitieuses, primes aux vainqueurs moins élevées ($14.000 au vainqueur cette année contre $19.000 en 2008 par exemple pour Warcraft 3), … Au final, l’évènement aura malgré tout rassemblé 78 pays pour 12 disciplines faisant la part belle aux jeux PC, et un total de $300.000 de récompenses.

Un aperçu de la cérémonie d'ouverture de ces WCG 09.

L’une des épreuves reines des WCG, les STR se déclinaient en deux disciplines, avec un tournoi de Warcraft 3 et un de StarCraft : Brood War. Dans le premier, déception pour notre ToD national qui s’incline en huitième, payant peut-être son manque d’entrainement. Cette édition marquera surtout la fin de l’ère Grubby / Sky : le second perd dès le match d’ouverture face à yAws et quitte la compétition dès les Round 16 tandis que le Néerlandais champion en titre s’incline en quart. Au terme d’une finale 100% chinoise, InFi s’impose logiquement 2-1 face à Fly100%, tandis que le Coréen Lyn complète le podium.

Dans la partie StarCraft, la Corée du Sud avait envoyé ses trois meilleurs progamers, Jaedong, Stork et Bisu et c’est sans surprise qu’ils s’octroient les trois premières places (dans cet ordre) après avoir survolé ce tournoi. La surprise vient de la quatrième place de Kolllsen, un jeune Allemand d’à peine quinze ans qui vole la vedette à l’Américain Ldra, le seul étranger à évoluer dans la scène progaming coréenne et considéré comme le meilleur non-Coréen. Les trois vainqueurs auront été sans pitié, démontrant s’il était besoin le fossé entre leur pays et le reste du monde à ce jeu.

Impossible cette année encore de rivaliser avec les joueurs professionnels de StarCraft...

Sentiments mitigés devant la performance des Français de Millenium dans le tournoi de Counter-Strike. Après une belle victoire face à Turmoil, la défaite en huitième de finale face aux Suèdois ultra-favoris de fnatic (qui ne finiront “que” deuxième) n’avait rien de honteux en soi, mais la correction fut vraiment sévère… En haut du classement, les Polonais d’AGAIN décrochent l’or au terme d’une finale acharnée et mTw (Danemark) obtient le bronze.

Le podium Counter-Strike : AGAIN en or, fnatic en argent et mTw en bronze.

A FIFA 09, les changements effectués en début d’année par la team allemande SK Gaming pour se consacrer aux titres solo s’avèrent payants, placant deux de ses trois joueurs sur les plus hautes marches du podium (Kr0ne battant hero 2-1). En tant que Français, difficile de ne pas regretter que le titre se jouait sur PC et non sur console, le champion du monde en titre, Spank, l’étant sur PS3…

Voilà pour les principaux résultats. La logique des précédentes éditions est respectée, avec des Allemands régnant sur FIFA, des Coréens intouchables à StarCraft et des Scandinaves toujours au top sur Counter-Strike. Les surprises de cete année viennent plus des disciplines en elles-même, avec pour la première fois un tournoi de RPG (Red Stone, un diablo-like populaire dans les pays asiatiques se présentant sous la forme de 4v4 en arène) et un beat them all (Dungeon & Fighter, en démonstration uniquement et présénté comme un MORPG). Rendez-vous donc pour l’édition 2010 qui aura lieu à Los Angeles, avec si possible une meilleure couverture online. Et si cette épreuve insipide de Guitar Hero pouvait être remplacée par du Dance Dance Revolution, ce serait parfait.

Quand le Doctor n’est pas là

Posted in Série TV avec des tags , on 7 novembre 2009 by 56e

Parmi les monuments de la science-fiction méconnus en France figure la série britannique Doctor Who et ses plus de sept cent cinquante épisodes depuis 1963. Les aventures de ce docteur extra-terrestre voyageant dans le temps et l’espace à bord d’une cabine téléphonique sont devenues parties intégrantes de la culture pop outre-Manche et le succès aidant, la série s’est transformée en véritable franchise à l’américaine. Torchwood est l’un de ces produits dérivés : un spin-off centré sur le personnage de Jack Hardness qui dirige la branche galloise du Torchwood Institute en charge des relations avec les aliens. Après deux saisons de treize épisodes passées relativement inaperçues hors du fandom, la saison trois intitulée Children of Earth a été diffusée en juillet sur la BBC One et le sera les 17 et 23 novembre prochain sur NRJ12.

Seulement 4 mois après la diffusion britannique, pas si mal...

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Torchwood c’est un mélange de mauvais goût, d’effets spéciaux au rabais et de n’importe quoi généralisé. Par exemple l’épisode Cyberwoman, avec en vrac et de mémoire la femme cybernétique du titre, un ptérodactyle, une livreuse de pizza et de la sauce barbecue. Évidemment énoncé comme ça, ça ne donne pas vraiment envie. Et pourtant, cette saison trois place la barre un peu plus haut : en cinq épisodes d’une heure, nous avons droit à l’une des meilleures histoires de premier contact humain – extra-terrestre jamais racontée dans une série TV. Ici, le ton est plus proche de District 9 que d’Independance Day : pas de vrai héros ni de vrai gentil non plus. Comme d’habitude dans la série, les personnages naviguent à vue dans les différentes teintes de gris.

We are... We are coming !

Un scénario adulte, intelligent et bien ficelé, des épisodes qui s’enchaînent sans temps mort (chaque épisode correspond à un jour) et surtout un jeu d’acteur remarquable – autant de raisons supplémentaires de regarder. Il faut dire que cela change de voir des acteurs jouer un rôle et non se contenter de prendre des poses comme c’est trop souvent le cas dans certaines productions américaines. En espérant que la traduction française soit à la hauteur : même si l’expérience commande de se méfier, entendre Gwen Cooper sans son accent gallois (“Blady british !”) serait vraiment dommage. Et pour vaincre les dernières réticences : non, il n’est pas nécessaire d’avoir vu les saisons précédentes. En dehors de quelques références annexes au passé, Children of Earth est conçue pour être indépendante.

Histoire de patienter dix jours, le trailer officiel (en VO, désolé) :

Les enfants de Ji, du bon classique!

Posted in Littérature avec des tags on 5 novembre 2009 by Silvernights

Salut à toi, lecteur amateur de fantasy. C’est de ma dernière lecture dont je vais te parler aujourd’hui. Avant d’aborder des œuvres un peu plus consistantes, je me suis fait un petit plaisir en attaquant Les enfants de Ji de Pierre Grimbert.

Les Enfants de Ji, couverture

Cette série suit la première campagne qui voyait un groupe d’ambassadeurs de plusieurs pays découvrir le secret le plus important de leur monde (les enfants dieux naissent dans un pays appelé le Jal et sont sous l’influence des mortels de diverses façons) et se retrouver dans une bataille qui les dépassait. Après s’être aperçus qu’ils ne pourraient pas vaincre un dieu obscur appelé Sombre, les aventuriers arrivaient néanmoins à anéantir le plan de conquête du côté maléfique et restaurer une paix temporaire, tout en sachant que le seul qui aurait une chance contre Sombre serait issu de leurs lignées.

Cette suite en 5 volumes pour moins de 1500 pages voit donc les héritiers de nos héros traqués par des forces inquiétantes se retrouver, et partir en quête de la solution qui permettra de résoudre leurs soucis. Une multitude de liens se tissent entre eux alors qu’ils sont confrontés à de nombreux rebondissements, et divers affrontements émaillent leur périple avant un final bien construit qui clôt proprement le cycle.

Si les thématiques abordées sont toujours les mêmes dans ce type de saga (quête initiatique, lutte du bien contre le mal, passage à l’âge adulte), les quelques originalités scénaristiques m’ont plutôt satisfait. Par exemple avoir une compagnie composée quasi exclusivement de jeunes gens sans l’habituel mentor expérimenté qui dirige l’équipe (ah! le rôle du vieux magicien…) permet une meilleure identification au groupe. De même l’utilisation de prophéties, un peu à la façon de Heroes, ajoute une consistance au roman tout en soulevant des questions intéressantes: les changement en réaction à la connaissance d’un avenir possible ne vont-t’ils pas au contraire le précipiter?

Tome 1 Le Testament Oublié

Au niveau du récit, contrairement à La roue du Temps ou au Seigneur des Anneaux, le rythme est intense et l’histoire défile sans temps morts. Le choix de narration (des chapitres de quelques pages centrés sur un personnage différent à chaque fois) permet d’insister sur certaines situations sans ralentir le déroulement, tout en rajoutant un intérêt personnel à chaque segment.

De leur côté, les personnages sont tous traités avec autant de défauts que de qualités, ce qui donne des héros crédibles et attachants. Leurs rivalités intestines et les liens uniques qu’ont certains membres entrainent des objectifs propres à chacun, malgré le but commun qui les rassemble.

Au final, sans marquer l’histoire de la fantasy, on a une petite saga très bien équilibrée qui permet de passer un bon moment. Et qui me donne envie de lire la suite (Les Gardiens de Ji).

Résultats Bragging Rights: un PPV qui sort de la routine

Posted in Spectacle, Sport avec des tags , on 27 octobre 2009 by Silvernights

Salut à toi lecteur fan de catch! La WWE a décidé de lancer plusieurs concepts originaux cette année, comme les PPV à stipulation (Hell in a Cell ou le TLC à venir), mais surtout ce Bragging Rights qui succède au défunt Cyber Sunday. Contrairement à ce que je croyais, le système de vote a disparu avec le PPV, pour être remplacé seulement par la thématique d’opposition entre les deux brands principales: les rouges de RAW contre les bleus de Smackdown! En plus de trois matchs Smackdown! vs RAW, on a eu droit à 2 combats classiques pour le titre principal de chaque show, dont un Iron Man de 60 minutes qui constitue sans doute possible le main event de cette soirée.

Affiche Bragging Rights

Le PPV s’ouvre donc logiquement sur l’opposition champion contre champion entre les deux frères ennemis: John Morrison le face et The Miz le heel. Rappelons que ces deux là ont été équipiers pendant de long mois, capturant deux titres par équipe côte à côte. L’un comme l’autre sont dans des périodes fastes, et porteurs de ceintures dans leur shows respectifs. Si John impressionne le plus, il semble stagner depuis quelques temps après avoir été promis au plus brillant avenir il y a quelques mois, alors que le Miz explose littéralement ces dernières semaines. Comme prévu, le duel est de bonne facture, pas assez cependant pour voler le show (11 minutes n’étaient pas suffisantes pour permettre un grand match). La victoire finale du Miz est une petite surprise, et va permettre à ce dernier d’être encore plus insupportable qu’il ne l’était ces derniers temps. Ça promet de sacrés segments micros dans les mois à venir.

Le deuxième match oppose les divas de RAW à celles de SD! L’issue ne laisse aucun doute après le premier résultat: en effet pour que le 7 contre 7 à venir ait un intérêt, il fallait que le show bleu égalise après la victoire du Miz pour les rouges… Comme prévu, le “second show” l’emporte, son équipe étant de toute façon nettement supérieure. Beth Phoenix porte le tombé sur Melina , et on sent une rivalité poindre entre la glamazone et sa partenaire du soir et women champion: Michelle McCool. Si le combat a été correct pour les 7 minutes qu’il a duré, je continuer de déplorer que Kelly Kelly soit aussi faible in ring (le fait qu’elle soit une bombe sexuelle n’excuse pas tout…).

Fatal 4 way de BR 09 pour le WHC

Suit le premier match pour un titre: le fatal four way pour le World Heavyweight Championship. L’originalité de ce combat est un certain déséquilibre avec 3 faces (Rey Mysterio, Batista, The Undertaker) pour un heel (CM Punk), qui annonce un changement potentiel. L’opposition encore trop courte (10 minutes) est cependant rythmée et agréable. On voit toute une série de finishers qui ne permettent pas de conclure à cause d’interventions, et suite à l’élimination des 2 catcheurs les plus petits par Batista, le Dead Man place son tombstone piledriver sur l’animal et conserve sa ceinture. Derrière, une inhabituelle interview post match a lieu directement dans le ring, permettant à Batista de faire un heel turn en massacrant son ami Rey Mysterio. Est ce qu’une feud entre les deux se dessine? C’est le plus probable, même si beaucoup d’autres choses peuvent se passer.

Le sept contre sept qui suit voit s’opposer SD! et RAW pour la victoire du soir. Si les rouges partent favoris avec une meilleure équipe sur le papier (équipe plus lourde, plus titrée, appartenant au show que la WWE souhaite présenter comme le numéro un), les bleus ont des arguments à faire valoir. A commencer par leur capitaine, le fantastique Chris Jericho. Malgré son statut de heel, il a su monter une équipe homogène avec un véritable esprit de corps. C’est loin d’être la même chose du côté de RAW, avec plusieurs détails choquants comme les 2 capitaines qui ne sont pas habillés comme le reste de l’équipe (Triple H et Shawn Michaels ont trop la classe pour se séparer de leurs vêtements habituels et porter les maillots de leur brand…) ou encore les remarques mesquines du Game qui devrait au contraire encourager ses partenaires au lieu de les chambrer. Le match est plaisant tout en restant très classique, jusqu’à la trahison prévisible du Big Show qui permet à SD! de l’emporter! Stupeur côté rouge, les bleus gagnent ce premier Bragging Rights! Y2J s’empare de la coupe et la soulève en temps que capitaine, tout l’équipe se congratulant. Ça fait plaisir de voir la célébration, celle-ci justifiant un peu de l’objectif du PPV. Malgré tout l’intérêt reste limité. Ce combat a cependant permis de mettre en avant quelques rivalités (Kofi et Cody, Jerishow vs DX) et évité les ratés.

La team Smackdown! l'emporte

On finit sur le LE gros match: 60 minutes de Iron Man (le vainqueur est celui ayant le plus de points à la fin de l’heure de combat) entre John Cena et Randy Orton le champion pour le titre WWE. Quoi qu’il arrive, la feud finira avec cet ultime duel, et petit bonus, si Cena perd, il quitte RAW. Ce genre de matchs très long sont habituellement constellés de temps morts, avec un début particulièrement lent. Or on assiste à une opposition très intense sans que ça traine (1-1 dès les 10 premières minutes). Randy se pose froid et calculateur, par exemple il n’hésite pas à taper tout de suite sur le premier STF pour éviter de s’épuiser inutilement, ou encore sur la fin il essaye de maintenir son avantage en la jouant “défensive”. Cena lui y va “à fond”, s’exposant beaucoup et se relevant sans cesse, comme à son habitude. Le match est rempli de bonnes idées, comme cet Attitude Adjustment moitié contré en RKO qui sonne les 2 catcheurs et leur fait scorer un point chacun. Ou encore Cena balancé dans les néons qui explosent, Randy qui essaye de rôtir son adversaire avec les effets pyrotechniques, le passage dans la foule, le RKO qui contre le “u can’t see me“, l‘AA qui détruit la table des commentateurs… Malgré la longueur, on ne s’ennuie pas, et quand John égalise à 5-5 à 10 minutes de la fin, on se doute que le dernier point sera décisif. C’est le Marine qui le marque, obtenant la victoire à 5 secondes de la fin sur un STF rageur porté directement avec le coude pour étrangler Orton. Alors certes, on pourra reprocher cette fin un peu romancée, à l’image des démineurs dans les films qui coupent toujours le fil de la bombe à la dernière secondes. Certes on pourra reprocher à ces deux là leur niveau technique faible, qui fait qu’au point de vue catch, on ne s’est pas régalé comme avec un angle ou un Bret Hart lors des précédents Iron Mans. Mais quelle intensité, quel rythme pour un match de cette longueur!

Cena STF Orton BR 2009

Au final, ce PPV me laisse assez perplexe. Les feuds ont assez peu avancées, le nombre de matchs étaient faibles, et beaucoup de ceux ci courts. Malgré tout, on a assisté à un Iron Man qui sera sans doute reconnu dans quelques temps comme un très grand match, et je veux rester sur ce point positif. J’ai pris mon pied sur ce main event! A dans un mois donc pour les Survivor Series, PPV du big four qui promet des choses intéressantes après une période de transition.

Dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Posted in Série TV avec des tags on 18 octobre 2009 by 56e

Quatre mois après l’arrêt de Battlestar Galactica, les networks américains sont orphelins d’un grand show de space opéra. Le producteur Ron Moore est candidat à sa propre succession même si Virtuality ne dépassera pas le stade du pilote et Caprica (à venir en janvier) ne se situera pas dans le même registre. Un vide donc que SyFy se propose de combler en lançant Stargate Universe, troisième série de la célèbre franchise.

Stargate Universe ou comment résoudre le mystère millénaire du neuvième chevron en une heure et demie.Après dix saisons de Stargate SG-1 et cinq de Stargate Atlantis, inutile de dire que le cadre est en lui-même contraignant et peu propice aux grandes innovations. Pourtant, de l’avis de ses producteurs, Universe se veut abordable pour les néophytes. Pour ce faire, la série prend le parti pris déjà adopté par Star Trek : Voyager, à savoir placer l’intrigue à de milliards d’années lumières de la Terre. Une sorte de reboot donc – reste à savoir comment cela sera accueilli par les Gaters, obligés de subir encore une fois la découverte des mécanismes de la porte des étoiles.

Stargate Universe en est à son quatrième épisode diffusé à l’heure actuelle (même si le dernier en date ne sera pas discuté ici) et les éléments de l’intrigue se mettent en place : après une série de rebondissements rocambolesques (impliquant notamment une énigme mathématique millénaire intégrée dans un jeu vidéo et une attaque extraterrestre venue de nulle part), une poignée de survivants se retrouvent coincés à bord d’un vaisseau stellaire alien dans une autre galaxie.

Nicholas Rush, alias Robert Carlyle qui change de genre après Trainspotting et Full Monty.Oui, cela rappelle fortement BSG, jusque dans les personnages principaux, avec un Docteur Nicholas Rush qui fait immédiatement penser à Gaïus Baltar dans le rôle du scientifique trouble. Il serait suicidaire pour Universe de poursuivre dans cette voie, la série ne possédant ni les atouts narratifs ni l’impact visuel de son illustre prédécesseur. Heureusement (?), le côté survie est régulièrement gâché, que ce soit par des deus ex machina providentiels (le vaisseau prend soin de ses passagers) ou des contacts répétés avec la Terre (par le biais d’artefacts magiques).

Ce genre de failles scénaristiques se répètent malheureusement souvent dans ce début de saison, n’ayant semble t’il d’autre but que d’entretenir artificiellement le suspense ou de rajouter une couche de pathos aux situations. Il est vrai que pour l’instant, les personnages sont assez transparents sans être spécialement archétypaux – comme si les acteurs se sentaient peu à l’aise dans des rôles mal définis. Résultat, il est difficile pour le spectateur de s’impliquer dans leur sort.

Ceci dit les décors sont sympatoches...Au final, entre les thématiques assez floues, les grosses ficelles du scénarios et le jeu des acteurs assez moyen, l’addition commence à être sâlée. Il est d’usage de laisser une demi-douzaine d’épisodes à une série pour trouver son ton, il est donc encore trop tôt pour tirer la sonnette d’alarme. Néanmoins, il est légitime de se demander si dans une optique de remise à zéro de la franchise, reprendre les mêmes producteurs et scénaristes que dans les séries originelles était vraiment une bonne idée…

David vs Goliath

Posted in Jeux Vidéo avec des tags , , on 10 octobre 2009 by 56e

En attendant le début de la saison 09-10 de la Shinhan Bank Proleague, Ongamenet a récemment consacré une émission aux cent plus beaux matchs depuis la création du prestigieux tournoi par équipe. L’occasion de revenir sur ces parties de StarCraft professionnel historiques, remarquables de par leurs enjeux, leur intensité, leurs stratégies novatrices ou tout simplement la qualité de jeu déployée.

Revenons sur l’un d’entre eux. Il eut lieu le 20 juin dernier lors de l’opposition entre SK Telecom T1 (SKT1), la plus grosse équipe sévissant sur le circuit, à la poursuite d’un huitième titre et Air Force Challenges E-Sport (ACE), regroupant les progamers effectuant leur service militaire et tentant pour la première fois depuis sa création en 2006 de ne pas finir à la dernière place. Autant dire que l’issue ne faisait aucun doute pour personne.

Nous avons donc pour ACE le vétéran Zerg Hong Jin-Ho, alias Yellow. Joueur professionnel depuis 2001, le “Storm Zerg” n’a remporté aucun titre majeur malgré de très bons parcours dans les leagues individuelles, gagnant au passage un autre surnom moins enviable : le “Roi de la Seconde Place”. Face à lui pour SKT1, Kim Taek Yong alias Bisu. Est-il besoin de présenter le “Révolutionniste” ? Constamment dans le top 10 des progamers du circuit depuis 2007, Bisu est assurément le meilleur joueur Protoss actuel et une pièce maîtresse de l’équipe. Il est plus particulièrement connu pour le build qui porte son nom et qui a révolutionné la façon dont le match-up Protoss vs Zerg est joué.

Du point de vue Protoss, le Bisu build consiste à prendre rapidement une expansion, en la protégeant contre les rushs de Zerglings au moyen d’une paire de Canons à Photon positionnés derrière la Forge et le Portail. A partir de ces deux bases, une flotte de Corsaires chassent les Overlords ennemis, établissant la supériorité aérienne Protoss. La suite varie en fonction de l’adversaire et de la carte : harcèlement par des Templiers Noirs ou par des Destructeurs dans une Navette, attaque de Disciples améliorés juste avant l’arrivée des Mutalisks ennemis, …

Cette stratégie aura fait des ravages au plus haut niveau chez les Zergs, et il leur fallut plusieurs mois pour arriver à élaborer des ripostes adaptées. L’une d’entre elles est le drop de Sapeurs à partir de deux Couveuses. Prenant avantage du fait que le joueur Protoss est occupé à développer son arbre technologique, un drop permet de frapper la base principale faiblement défendue. Bien évidemment l’effet de surprise est crucial, il est donc nécessaire de ne pas dévoiler son propre build à l’adversaire.

C’est avec ces deux stratégies en tête que les joueurs se sont affrontés sur la carte Heartbreak Ridge :

Incroyable : c’est une sévère défaite pour Bisu ! Confiant son build, il avait pourtant fait le nécessaire : il avait scouté la Cave Hydralisk dans la base ennemie et s’était aussitôt adapté en construisant des Observateurs. De même, il avait repéré le Drone tentant une percée au sud de ses bases et surtout, il avait intercepté le drop lui-même. Rien de tout cela n’aura suffi – il s’est fait clairement dépasser par la micro de Yellow, auteur de très bons mouvements d’unités. S’il n’a jamais retrouvé son niveau d’autrefois, le vétéran a encore de bons restes.

Au final, tout cela n’eut aucune incidence sur les autres matchs de la soirée. SKT1 remporta aisément la victoire contre ACE, et continua sur le même rythme pendant le reste de la saison pour être sacré champion en août. Quant à ACE, elle fera cette année là la meilleure performance de son histoire en finissant… avant-dernière. En revanche, ce match là restera dans les annales comme le sursaut d’orgueil de la vieille garde, le rappel que même les meilleurs ne sont pas invincibles et surtout que même après dix ans d’existence, StarCraft fait encore la part belle à la créativité et à l’innovation.

Résultats Hell in a Cell: du bon catch, mais un booking raté

Posted in Spectacle, Sport avec des tags , on 6 octobre 2009 by Silvernights

Salut à toi, lecteur passionné de catch. Ce week-end avait lieu Hell in a Cell (HiaC), autre PPV à thème de la WWE. Après Breaking Point qui avait été plutôt bon en s’orientant vers des soumissions, l’Enfer dans la Cellule mettait en avant les matchs dans cette structure hermétique.

affiche Hell in a Cell 2009

Ce que la WWE appelle une cellule, c’est une cage de 5 tonnes, faite de poutres métalliques et de murs de grillage. Contrairement aux cages habituelles, le plafond est également couvert, et la porte est fermée à l’aide d’une chaine, empêchant les catcheurs de s’échapper. Cette stipulation a habituellement lieu pour terminer une feud au long court, tant elle est en général violente, et donne lieu à des matchs extrêmement spectaculaires. Ce contexte qui concerne 3 combats de notre soirée laissait à la fois de grands espoirs, et des craintes de ne pas voir ces espoirs confirmés.

Le premier match proposé, est ô surprise, ce qu’on attendait comme un des moments majeurs de la soirée: le duel pour le World Heavyweight Championship entre CM Punk et son challenger, l’Undertaker. Les derniers affrontements entre ces deux là ont été décevants, et on demandait légitimement si le Dead Man avait enfin récupéré de son opération. La réponse n’est pas totalement concluante. Le match a été correct, mais encore trop court vue la stipulation et les deux lutteurs impliqués. La cage n’a quasiment pas servi, et le Taker l’a emporté sur un tombstone piledriver. Cela constitue une demie surprise, car le Taker n’a pas besoin du titre et cela casse le push de Punk, qui nous a enthousiasmé ces derniers mois en heel trop parfait, qu’on ne mérite pas comme champion. Mais visiblement on a appris post-PPV que le résultat aurait dû être différent, et qu’on a eu ce changement à cause d’un incident entre la WWE et Punk. De la déception donc, que ça soit au niveau du catch ou du booking, et du pessimisme quant à l’avenir de cette feud.

Tombstone piledriver de l'Undertaker sur CM Punk HiaC 2009

Le deuxième match est le plus attendu à mes yeux, celui pour le titre InterContinental. On y retrouve opposé les deux jeunes les plus talentueux de la compagnie: John Morisson côté face et tenant, et Dolph Ziggler côté heel et mort de faim. Le spectacle a été à la hauteur des attentes, le Shaman of Sexy étant à son niveau avec des moves extrêmement spectaculaires, et Dolph m’ayant fait une encore meilleure impression que prévu (et ça n’est pas peu dire!). Tant sur le match que sur leur talent, les deux méritaient de l’emporter, mais en toute logique c’est le Friday Night Delight qui conserve sa ceinture. Si l’opposition hors ring entre ces deux a été très moyenne, le carré de vérité a presque tout effacé. Et à terme, on espère tous voir Dolph enfin gagner le titre qu’il mérite, quand Morisson partira vers d’autres cieux. Mais avant cela, on se régale d’avance d’autres matchs de cette qualité!

Parents pauvres de la PPV, les divas nous ont quand même offert une bonne opposition. Malgré une faible durée de 5 minutes et le fait que le résultat était hyper prévisible, on n’a pas été déçu par ce match dont on attendait peu. Mickie James a quand même encaissé un superbe suplex d’Alicia Fox avant de l’emporter sur son DDT.

Jerishow retains HiaC 2009

Le combat suivant fut fantastique! A mes yeux, le showstealer de cette soirée, de peu devant l’IC. Si Chris Jericho et le Big Show étaient favoris, pour la première fois, l’opposition qui leur était présentée avait sa chance, en la personne de Batista et du bondissant Rey Mysterio. Le match a été constellé de rebondissements, et d’idées intéressantes comme ce spear de l’animal sur Show qui tenait Y2J dans ses bras, ou le duel final entre le World Largest Athlete (2m15 et 220 kg)  et le 619 (1m68, 79 kg). On a même vu Batista réaliser un black hole slam sur Chris, bref un sacré moment d’une grande intensité, avec une victoire finale de Jerishow. Il a duré 14 minutes sans temps mort, et on se dit qu’avec 5 ou 10 minutes de plus, ce type de match peut faire un main event mémorable. D’ailleurs, que la feud entre les deux équipes continue, ou que DX vienne postuler, on se lèche les babines de ce que va pouvoir donner l’avenir des tag teams.

La cage redescend sur l’opposition suivante, la énième entre John Cena et Randy Orton pour le titre WWE. Le combat a beau durer plus de 20 minutes, le rythme manque et la structure métallique a été sous-utilisée. Je suis peut être un peu dur, mais le résultat a achevé de me décevoir: Orton regagne la ceinture. Expliquez moi l’intérêt de faire prendre le titre à Cena juste pour 3 semaines?!? Les feuds de RAW tournent en rond, et ça ne va pas améliorer les choses. Les deux rivaux étant amis dans la vie et très influents, la justification de ce résultat me semble être la volonté de booster le palmarès de chacun, mais ça ne fait qu’empirer ma déception.

Randy Orton domine John Cena HiaC 2009

L’opposition entre Drew McIntyre, nouveau venu prometteur, et R-Truth, le rapeur, a été ajouté à la carte en dernière minute. Avant HiaC, je me demandais l’intérêt de ce match, après, j’en ai eu confirmation. Certes le nouveau venu a gagné rapidement. Certes pour le peu qu’il a eu (moins de 5 minutes), il n’a pas été si mauvais. Mais au final, R-Truth aurait sans doute mérité un peu mieux, et Drew n’en sort pas si grandi. Probablement que les bookers ont d’autres plans pour le jeune écossais à court terme, et voulaient finir cette feud. Malgré tout, j’ai trouvé ça un peu léger, surtout quand on sait que c’était la première apparition télévisé du jeune homme dans un ring depuis son entrée à Smackdown! A voir ce que l’avenir nous réserve donc…

Le pénultième match concernait le titre US et trois lutteurs: le gentil et tenant, Kofi Kingston, et les deux méchants ambitieux, The Miz et Jack Swagger. Le règne du Jamaïcain rebaptisé Ghanéen (enfin la WWE reconnait que l’Afrique existe!) dure depuis trop longtemps, et j’attendais sa fin pour ce show. C’est raté, en dépit d’une très belle résistance des deux heels. La courte opposition (8 minutes) a été très plaisante malgré tout, et le Miz comme le all american american mériteraient cette ceinture un jour ou l’autre.

Main event du show et dernier match en cage, D-Generation X vient clore sa rivalité avec Legacy. Les deux vieux sont hyper favoris, mais dès le début, les heels interviennent: ils cassent la figure des face pendant leur entrée, avant de s’enfermer avec Shawn Michaels dans la cage en laissant Triple H dehors impuissant. Ce dernier va voir son acolyte se faire littéralement tabasser par les deux jeunes loups, et malgré une résistance héroïque, il n’a aucune chance. Ce coup-ci, la stipulation est réellement utilisée et le scénario inattendu. Après un quart d’heure de doute, le Game revient près du ring avec une pince coupante, force le cadenas et la fin prévisible voit les Priceless se faire exterminer par les légendes. La feud est clôturée, et dans le cas de ce match, la cage a eu une utilité et on sort satisfait. DX est maintenant libre de voler vers d’autres cieux, j’espère une opposition avec Jerishow. De son côté, Legacy sort grandi de trois PPV contre DX avec autant de combats somptueux, et offre beaucoup de possibilités, encore plus quand on sait que la relation de Orton avec ses deux lieutenants n’est plus au beau fixe, tout étant possible de ce côté.

DX détruit Legacy HiaC 2009

En conclusion, HiaC nous a proposé du catch très agréable, avec deux matchs de très grande qualité (le unified tag team et l’IC) et six autres oppositions de bon niveau. La déception vient du booking, entre moyen et catastrophique à mes yeux. Admettons que les victoires et conservations de Jerishow, Morrison, Mickie et DX soient logiques, mais sans surprises. La domination de Drew McIntyre est également prévisible. Les trois autres résultats sont catastrophiques, sachant que 2 conservent RAW dans cette liste, qui est en plein immobilisme. La course pour le titre WWE tourne en rond depuis des mois, presque des années, avec toujours les mêmes noms. Il serait temps d’y injecter du sang frais. De même pour la ceinture US qui pourrait changer de main en PPV, ce qui n’arrive pas. Là aussi les stars sont toujours les mêmes, ce qui est d’autant plus dommage que le roster RAW est excessivement riche et inutilisé. Le cas du match Taker-Punk semble encore plus grave, car ce dernier apparait fragilisé hors du ring. Le fait qu’il soit sanctionné in ring est assez injuste à mes yeux, une amende aurait été plus justifiée pour ce qu’on lui reproche (avoir la grosse tête et se comporter mal hors du ring). Or si il quitte le haut de la carte, cela va entrainer un appauvrissement net alors que beaucoup de belles choses étaient possibles (entre autre cette feud Morrison-Punk pour le titre qu’on ne verra sans doute jamais…).

Le prochain PPV dans seulement trois semaines est Bragging Right, qui propose aux fans d’effectuer des votes pour les matchs comme l’ancien Cyber Sunday, mais qui aura également l’originalité de proposer un main event interbrand. Il faut voir ce que ça donnera, mais à priori je suis un peu pessimiste sur ce concept. Même si ça sera amusant de voir se battre des stars qui ne se croisent pas régulièrement, j’ai des doutes sur les avancées possibles des feuds avec ce système et sur les automatismes de catcheurs se croisant peu. A dans trois semaines donc.

Des fleurs pour Algernon, oui, amenez en un énorme bouquet!

Posted in Littérature avec des tags , on 27 septembre 2009 by Silvernights

Salut à toi lecteur du monde virtuel autant que du monde réel. Aujourd’hui, j’ai décidé de te parler de littérature, de façon à voir si je suis encore capable de disserter d’autre chose que de catch. Et plus précisément de ce chef d’œuvre qu’est Des fleurs pour Algernon.

Des fleurs pour Algernon, couverture

Ce livre a été écrit en 1956 par l’américain Daniel Keyes. Il raconte l’histoire de Charlie, un simple d’esprit qui va subir une opération ayant pour but de le rendre plus intelligent. La narration se présente sous forme de comptes rendus dans lequel il décrit son quotidien, et l’énorme évolution que sa vie va connaitre.

Déjà au niveau de la forme, ce roman apparait très original. En effet, si l’idée d’un journal présenté à la première personne n’est pas inédite, le fait que le style du narrateur évolue du début à la fin donne une lecture unique. Ainsi on commence avec des phrases basiques séparées de points et remplies de fautes d’orthographe et de grammaire, pour arriver à un discours littéraire utilisant les champs lexicaux spécialisés de plusieurs domaines. La transition de l’un à l’autre est progressive et bien amenée, tellement qu’on voit réellement changer notre héros à mesure que l’histoire se déroule.

Cependant au delà de la forme, c’est le fond du roman qui est extraordinaire. Déjà on y voit notre héros grandir, et on s’attache d’autant à lui. En se révélant et se complexifiant sous nos yeux, la personnalité de Charlie a une crédibilité rare pour une longueur de 250 pages. D’autre part, l’histoire est très riche en émotions. En effet, la conséquence de l’attachement au personnage principal est une plus grande empathie pour ses sentiments, eux même amplifiés par la découverte et cette première fois qui n’est comparable à aucune autre. Pour finir, de nombreux thèmes très forts sont abordés de manière directe ou indirecte, rendant le livre encore plus profond.

souris dans un labyrinthe

Même avec 50 ans d’écart, on s’aperçoit que la thématique du handicap et de sa place dans la société est toujours aussi cruciale. Elle est excessivement dure à traiter, et entre le mépris, la plus pure ignorance ou la stigmatisation, il existe sans doute un juste milieu. Loin de proposer une vérité, on a ici des pistes de réflexion remplies de bon sens. Le concept d’intelligence est aussi largement détaillé, sous tous ses aspects. Le QI, le succès de projets, le fait de savoir se mettre en avant, l’empathie: toutes ces formes sont analysées et comparées par un héros en quête de sens.

Et si des sujets aussi fondamentaux que l’amour, la famille, l’amitié ou la mort sont abordés dans de nombreux romans, ils ont ici une saveur extrême. La narration se déroule sur 9 mois, et la vie y est concentrée. Tout y est plus fort que dans une vie plus longue. A l’image d’une étoile filante qui va briller de mille feux avant de s’éteindre, on a ici l’illustration d’une maxime qui fait mouche: plus une chose est éphémère et plus elle prend de valeur.

Je recommande donc chaudement cette œuvre, qui se lit rapidement et m’a semblé porteuse de sens. C’est le genre de livres dont on sort différent, et j’ose espérer, meilleur.